mardi, janvier 20 2009

Keep on dreaming!

You know what? DON'T FORGET TO DREAM! DON'T LOSE WHAT YOU HAVE IN THE SOUL! HAVE A GREAT GOAL FOR YOUR LIFE AND WORK HARD TO ACCOMPLISH IT!

obama

How awesome is his smile! That's really a crime to be this cute, isn't it? :)

Generous, Clever, charismatic, visionary, handsome...Omg! that's too much for one man.

We're all hoping that Obama will be able to fulfill his mission. I do believe that he will lead the US towards a new dimension of egality, freedom and peace around the globe (especially in the muslim countries). Obama is the hero that the world needed!

Today i'm sure that each man has a specific mission on earth. Each of us is a solution given by God to resolve a problem.

Luther King, Mandela, Gandhi, Louis pasteur, and other famous personalities (today Obama) have been chosen by God to do something for the humanity. We all have been chosen too for doing something special. So, you and i, have to find what we must do around us.

Dream, dream, always keep on dreaming! No matter if your dream is too great!!!! just dream. Even if people say that it will never happen, dream and dream again, don't forget to dream :)

mardi, décembre 23 2008

Noël, NO Hell !

Je me sens drolement bien ce matin. Envie de courir, de grimper sur les toîts, de rire aux éclats. YESSSSSSSSSSSSS! :) lokp

Comme à l'accoutumée, on a eu droit au repas de noël chez Frères des Hommes. Le principe est simple, chacun ramène un truc à bouffer ou à boire et on mange jusqu'à fatiguer. Comme l'an dernier, j'ai ramené des bananes plantains que j'avais pris le soin de frire à 5 heures du matin. 5 heures du matin, pauvre fille. Qu'est ce qu'elle ne ferait pas pour faire plaisir à sa bande??? Hein!

Je voulais ramener autre chose, du poulet par exemple. Mais j'étais trop débordée ces jours-ci. Du coup j'ai remis ça: Bananes plantains. Ils ont adoré. ça marche à tous les coups, yo ndé :)

repas

Le repas était sympatoche. La table un peu bordélique..mais on s'en fout! lol

Voilou voilà!

Sinon pour le reveillon de noël, je voulais bien faire du bénévolat chez les Petits Frères Des Pauvres, une association qui aide les personnes agées en situation précaire. Ils organisent justement des soirées pour égayer les personnes agées et les sortir de l'isolement le 24 et 25 décembre. ça aurait été trop cool de pouvoir passer noël à animer, servir des repas, donner un peu de chaleur à autrui. J'ai téléphoné mais ils sont complets, m'a dit la dame. J'aurais dû m'y prendre plus tôt. Zut!




Du coup, je vais me tourner les pouces ou passer ma soirée de Noël toute seule à jouer à Pet Society sur facebook. Brrrr!

Ménan!!!! Ya Mumu qui m'invite dans sa famille. C'est trop sympa de sa part. Elle est adorable mumu. MUWAHHHHHHHHHHH!

jeudi, décembre 4 2008

LE RETOUR

De retour en France depuis quelques semaines, je me reintègre peu à peu à la vie parisienne.

Les premiers jours ont été pénibles, il faut l'avouer: entre décalages horaires et habitudes alimentaires changées, ... Il a fallu se réaprivoiser un univers délaissé pendant de longs mois.

Avec Frères des Hommes ce n'est pas fini. Je suis de nouveau dans les gais bureaux de la rue de Savoie, où aux côtés des nouvelles stagiaires, je m'attèle à faire un bilan bien détaillé de mes 4 mois passés aux Philippines. Il s'agit de parler de ce que j'y ai vécu, des rencontres faites et surtout de toutes les activités menées par l'ONG partenaire. Le travail me plaît, j'ai beaucoup à dire en effet. C'est plus un travail journalistique (digne du grand esprit que je suis. mdr) qu'une banale et lourde corvée récapitulative.

Avec FDH, c'est comment dire, "une histoire d'amour". Je m'y sens en famille. L'ambiance y est formidable! Et justement mercredi dernier gros rendez-vous frèresdeshommien (lol) autour d'un café solidaire au fiap Jean Monnet sur le thème "JEUNES ET ENGAGEMENT SOLIDAIRE".

FIAP 3 FIAP 4

La soirée a regroupé trois partenaires de FDH venus respectivement du Rwanda et d'Haïti, le staf FDH, des jeunes engagés en France dans des activités solidaires et d'autres personnes curieuses d'en apprendre davantage sur la question.

fiap 1 FIAP 2

Témoignages, débats, exposition, concert... Une belle soirée où l'utile et l'agréable se sont étroitement melés.

On en a appris beaucoup sur les motivations de ces jeunes qui s'engagent de plus en plus pour aider. Et les partenaires FDH, ont prouvé par leurs interventions que si au NORD les jeunes se lèvent, dans les pays du sud également la jeunesse se mobilise autour des questions liées au développement durable, écologie, démocratie citoyenne...

Une chose est certaine pour la jeune engagée que je suis entrain de devenir en tout cas "UNE VIE VECUE DANS L'INDIFFERENCE LA PLUS TOTALE, LOIN DE LA PRISE EN COMPTE DES CRIS DE CEUX QUI SOUFFRENT, VIVRE SANS AVOIR FAIT LA MOINDRE CHOSE QUI CONTRIBUE A AMELIORER LE SORT DE SON PROCHAIN....C'EST VIVRE A MOITIE, CE N'EST MËME PAS VIVRE, C'EST TOUT JUSTE EXISTER"

Une nouvelle vie commence pour moi et celle ci sera marquée par beaucoup de combats en faveur des plus nécessiteux (orphelins, veuves, enfants des rues,..). C'est là qu'est ma place, ma destinée... EH OUI :)

Bravo et merci FDH pour la parole donnée aux jeunes et la possibilité que vous leur offrez de parcourir le monde, de connaitre d'autres combats..d'apprendre, enfin!

mardi, novembre 18 2008

Last Days In The Philippines...

Tout ce beau rêve prend fin bientôt...

lohg ko pl jl

Ce fut une expérience inouïe. Jamais! Au grand jamais je n'aurais pensé avoir un jour à visiter les Philippines. C'était un pays dont rarement j'entendais parler. Quand on me disait Asie, tout de suite je pensais Chine, Japon et quelquefois Inde. C'était tout.

J'y ai découvert des êtres fabuleux. Que d'hospitalité, de franchise, de disponibilité! Partout j'ai été accueillie en reine. Adultes comme enfants toujours se sont empressés de me décharger de mes bagages, me tendre la main, m'offrir à boire.

mandy gu jh lo

On est aux philippines presqu'à cheval entre l'Afrique et l'occident. Les valeurs telles que la famille, le respect des aînés y sont profondement ancrées et très souvent j'ai eu la douce impression d'être au Congo. En même temps l'émancipation de la femme, la liberté des jeunes à s'amuser et flirter peut laisser croire au voyageur qu'il est en occident. C'est un mélange exquis, une société à la fois conservatrice et moderne.

Ce long séjour a fait naître en moi le désir de mieux connaitre l'Asie aujourd'hui. Je rêve de Tokyo et toutes ces villes d'ailleurs, ces peuples aux yeux bridés. J'aimerais partir encore, découvrir des horizons nouveaux, ne plus me cramponner à mes préjugés, m'ouvrir au monde.

biyar 1 Biyar 2

Je quitterai cette terre le coeur lacéré, mais je serai bien heureuse quand même de retrouver PARIS, le froid, les courriers qui s'entassent, le stress, la baguette du boulanger que j'affectionne.

C'est bientot l'Adieu! J'ai en reserve des torrents de larmes que j'épuiserai tout juste avant que l'avion ne décolle. Des mouchoirs svp!

samedi, novembre 15 2008

A LA DECOUVERTE DE PDRN, autre partenaire de FDH aux Philippines

Je suis rentrée hier d'une visite auprès de PDRN, un partenaire de FDH spécialisé dans les catastrophes naturelles (typhons, pluies torrentielles, ..)



PDRN est implantée à Pampanga, sur l'île de Luzon, depuis quelques mois, elle étend son action dans le Visayas où elle vient d'ouvrir un bureau.

En Juin 2008, le typhon Frank ravageait les Philippines et la province de Ilo Ilo a été la plus touchée (des dommages en matière d’agriculture estimés à hauteur de 3 millions, 600 millions en matière d’infrastructures, près de 900 personnes affectés et 157 décès), PDRN en partenariat avec certaines ONG locales, a décidé de donner au plus vite une réponse à l’urgence de la question.

bong

Esteban Bong ci-desssus est le sécrétaire générale de PDRN. Il m'a au cours d'un long entretien expliqué les nouvelles orientations de PDRN, ses débuts, son parcours. Quelques fragments de l'échange:

Destinée: Quand est-ce que PDRN a vu le jour?

Bong: En 1991 suite à l'éruption d'un volcan à Pampanga, des volontaires (dont moi) se sont mobilisés pour aider les sinistrés. L'action a semblé aidé vraiment les victimes. Quelques uns d'entre nous ont alors décicé de former une association, pampanga disaster response network, PDRN. La vision première était d'aider de manière réactive et dans l'urgence.

Destinée: Aujourd'hui cette vision n'est plus lâ même?

Bong: Elle a évolué au fil du temps. Nous sommes allés d'une culture de "réactivitié" à celle de "prévention". Il ne suffit plus seulement de rémédier aux dégats mais d'armer les paysans, de les rendre capables d'y faire face. Notre tâche désormais s'effectue à trois niveaux: le post sinistre (avant/ Prévention)- le moment du sinistre (pendant/l'urgence)- l'après sinistre (après/la réhabilitation).

Destinée: Peux-tu me l'illustrer par l'exemple d'une action concrète?

Bong: Après le typhon Frank, nous avons évalué la région de Ilo Ilo pour voir les dégats, parmi les villages les plus meurtris par le typhon figurait celui de Manacabac. PDRN a aidé les paysans à reconstruire leur pont, une infrastructure importante car elle permet de transporter leurs productions agricoles sur le marché. La reconstruction du pont s'inscrit dans un désir de REHABILITATION. Ce village a toutefois été fortement affecté parce que les paysans manquaient d'organisation et de méthodes, c'est pourquoi PDRN a entrepris une formation aux préventions des risques liés aux catastrophes naturels.

Destinée: En quoi consiste cette formation?

Bong: Il s'agit ici d'accroitre la capacité des paysans à faire face aux désastres naturels. On leur enseigne par des termes simples tous les risques et le moyen de les éviter. Seuls les leaders locaux prennent par à cette formation, à leur tour ils retransmettront aux populations. Des simulations seront par la suite réalisés dans le village. On simulera un cas de sinistre, une évacuation, des soins, ...

Destinée: C'est un programme qui émane de PDRN lui-même?

Bong: PDRN en est l'instigateur, mais nous avons le soutien de l'ONG Oxfam Hong Kong et aussi celui du département des désastres naturels philippins. Cette formation a été déjà donné dans un village voisin.



J'ai assisté à la formation donné par PDRN dans le village de Mnacabac, en voici quelques images:

PDRN PDRN

J'ai par la suite tenu à voir le pont qui a été reconstruit, POMPIO le chef du village s'est lui même chargé de cette visite guidée:

PRDN

Ci dessus une photo prise au moment de la réhabilitation:

PRDN

A la question de savoir si il jugeait la formation donnée par PDRN nécéssaire POMPIO le chef du village de Manacabac a répondu " « Cette formation est aujourd’hui plus qu’une nécessité. Nous avons été cruellement affectés par le typhon parce que nous manquions d’organisation et de méthodes pour faire face à ce genre de situation. »

mercredi, novembre 5 2008

PHILNET A ILO ILO, UN COMBAT POUR ZERO OGM

J'ai visité le bureau de PhilNet à ILO ILO, le PRDCI, Panay Rural Developement Center Inc. J'ai eu un échange interessant avec le responsable, TITO ci-dessous, un homme plein de projets et d'idéaux, une reférence dans la région.

TITO

Le PRDCI travaille dans 68 villages avec 32 coopératives soit en tout 1465 fermiers. L'ONG dispose de sa propre ferme (culture du riz et des légumes, élévage de canards et de porcs).

La plus grosse lutte de PRDCI a été l'élimination des engrais chimiques et l'instauration d'une agriculture purement ORGANIQUE. Il faut saluer un taux de reduction de l'utilisation des engrais chimiques (pesticides, et autres) par les paysans de 64 %.

Le PRDCI s'est lancé depuis quelque temps à la transformation et commercialisation des produits purement organiques. Et alimente les plus grands super marchés de la place.

PRD PRDCI PRD PRDCI 1

LE PRDCI aide les paysans à promouvoir leur activité, il achète à prix élévés une partie de leur récolte, transforme les produits puis les vend. TITO m'a confié que c'est une activité lucrative, la demande est élévée mais l'offre peu suffisante. Le PRDCI aimerait donc améliorer ses capacités de production dans l'achat de quelques équipements.

samedi, octobre 25 2008

UN FORUM SUR LES APPORTS DE L'EMIGRATION DANS LE DEVELOPPEMENT RURAL

J'ai assisté le 16 octobre à un forum sur la migration et le développement oragnisé par PhilNet-RDI.

Le Forum Mondial sur la Migration et le Développement a été institué aux Nations Unies en 2006. Il s’est tenu pour la première fois à Bruxelles en 2007, et les Philippines ont été désignées pour accueillir à Manille la réunion du FMMD de 2008.

L’ONG PhiNet-RDI désireuse d’intégrer également les communautés rurales dans ce débat qui porte sur les retombées bénéfiques de l’émigration dans le développement des économies locales, a tenu elle aussi à organiser un forum dans la ville rurale de Mallig, dans la province de Isabela, où PhilNet œuvre pour l’instauration de osn sixième LED (local économy development).

migrant

Ont pris part à ce Forum les leaders locaux, la société civile (dont PhilNet évidemment, coopératives de paysans..) mais également des familles de philippins expatriés.

Plusieurs paysans à Mallig ont à l'étranger un proche parent (fils, neveu,..) duquel ils reçoivent en général un soutien financier. Aujourd'hui la société civile de Mallig pense qu'il est important de sensibiliser les expatriés sur la précarité de la contrée et de les emmener à oeuvrer de manière collective au développement économique de celle ci.

COP4

Anding Policarpio (photo ci-dessus) a un neveu qui réside à Vancouver au Canada. Grâce à l’aide financière de son neveu, Anding il a pu s’offrir certains équipements couteux dont manquait sa ferme. Son neveu a également envoyé quelques ordinateurs pour alimenter un tout petit cyber café de Mallig, permettant ainsi aux paysans de s’initier à leur tour au progrès technologique. Cet exemple démontre à quel point les expatriés sont un composant que l'on doit intégrer dans le débat du développement rural.

Le PRé-LED de Luzon à Isabela

Je rentre de la province d’Isabela dans laquelle PhilNet œuvre pour l’installation de son sixième LED. J'ai jugé utile d'aller sur place et voir de mes yeux les efforts qui étaient entrepris en vue de la construction d'une communauté rurale autonome et prospère.

Isabela compte parmi les principales provinces productrices du riz du pays, on la surnomme même "le grenier de Manille". Cette province ravitaille en riz la capitale tout entière. Pourtant la condition des travailleurs de la terre « principaux fournisseurs d’aliments » y reste précaire.

Ma visite s’est déroulée pendant la "harvest time" (le période de la moission), la seule de l’année où les paysans ont de quoi s’offrir de la viande et quelques vêtements neufs puisque le reste du temps ils vivent chichement de petits emprunts.

Cop2 Ci dessus des paysans occupés à placer le riz non décortiqués dans des sacs.

PhilNet à Isabela lutte pour l’instauration d’une agriculture organique. Si l’utilisation des engrais naturels prend de l’essor dans le Visayas, il faut dire que les brangay de Luzon peinent encore à intégrer totalement ces procédés dans leurs mentalités. Pourtant les bienfaits des organic fertilizer ne sont plus à démontrer : ils sont faciles d’accès, ils sont peu couteux (250 pesos le sac d’engrais naturels contre près de 1500 pesos pour le sac d’engrais chimiques) et sont bénéfiques pour la santé. C’est une véritable lutte que mène PhilNet et ses partenaires pour sensibiliser autant que possible les agriculteurs.

PhilNet a favorisé dans la ville de Mallig (toujours à Isabela) le développement d'une coopérative de paysans qui possède aujourd’hui un tracteur (acheté grâce à un prêt accordé par l’Etat), un entrepôt de stockage, un hangar de fabrication d’engrais organiques. Cette coopérative accorde des prêts aux paysans pour les aider à promouvoir leurs activités.

Cop 3 Cop1

En règle général les paysans vendent leur riz à des grands commerçants qui fixent les prix du marché. Ces prix, on l'aura déviné sont très faibles et expliquent en grande partie la précarité des paysans. La coopérative désireuse d’élever le niveau de vie de ceux-ci, s’est lancée à son tour dans le commerce du riz : elle a entrepris d’acheter aux agriculteurs leurs récoltes en proposant des prix supérieurs à ceux des commerçants conventionnels, créant ainsi la concurrence et obligeant les premiers (les commerçants) à augmenter eux aussi leurs prix.

Aujourd’hui la coopérative voudrait maximiser son action, mais le coût financier que cela nécessite est quelque peu élevé et les moyens font défaut. La coopérative désire entre autres se procurer un deuxième tracteur, un entrepôt plus grand, et un terrain.

vendredi, septembre 19 2008

Manille

L'existence poursuit son cours. Mon stage aussi.

Il pleut tous les soirs à Manille. J'ai toujours aimé la pluie, les gouttes d'eau claires qui éclaboussent le sol. Ce sont les larmes du ciel.

Je n'ai pas visité la ville. Je ne connais que ces endroits, le "national book store", la "grocery" et le "McDonald".

Je ne vais jamais plus loin que le bout de l'avenue. Je n'aime pas les grandes agglomérations, les bains de foule.

J'ai plus d'attrait pour la quiétude des terrasses désertes, où les yeux dans le néant je recherche les dernières traces d'une inspiration déchue.

Les matinées je paresse quelquefois jusqu'à 8 heures dans mes draps de coton. L'après-midi je travaille. Telles sont mes journées.

Dans quelques semaines un voyage avec le staff du bureau national pour la coconut conference. En octobre un autre déplacement à Isabela. De nouvelles rencontres, d'autres récits de vie à l'horizon.

Tous ces gens se plaisent à me raconter leur vie, ils sont également très curieux de connaître la mienne. Alors je leur raconte en peu de phrases: Africaine, chrétienne depuis peu, altruiste, 25 ans, étudiante mais pas trop, vivant en France depuis 4ans.

"Tes parents ne te manquent pas?" me demandent-ils souvent. Nos parents... Il est préférable de les voir très peu pour pouvoir les aimer beaucoup, ne l'ont-ils point compris encore?

Hier l'anniversaire de Jo-Mar. 36 ans, employé du restaurant. Un gateau, une bougie, un chant, des acclamations, des rires.

Cak1 cak2 cak3 cak5 Cak7 Cak9 cak8 Cak6

Tous ces visages, ces gens, je les quitterai bientôt. A l'aéroport comme chaque fois qu'il me faut dire adieu, je verserai une larme.

Manille...ô Manille!

lundi, septembre 15 2008

I'm back

I came back in Manila since almost two weeks.

My trip to provinces and the rural communities was nice but tyring. I was supposed to stay there until the end of the month (September) but i caught fever and running nose (Life in the rural areas is nice but hard, your body has to be used to that kind of life). I have bought some medecine (vitamines, tablets,...), now i feel better and i'm happy to be back in Manila because i missed Access Point, the staff of the national office of PhilNet-RDI and of course... the nice bedroom that they've given to me (-:

ACCESS POINT is the name of the PhiNet-RDI restaurant. In fact, i live at Access Point and the national office is in the same compound. Here's a picture of the Access Point restaurant:

AP 1

Every nights (except on sunday and on monday) there is a different band which plays music at Access Point (Jazz, country, Pop,...). The restaurant is full and very noisy all nights and sometimes until 4 or 5 A.M especially on friday.

AP2

Reuel (above) is the chief operating officer of PhilNet-RDI and he's also the big boss of the restaurant. the staff really loves him because it's a very nice and comprehensible person. i don"t know why but i'm afraid of him (-: (-:

Let me show you now some persons who stay with me at Access Point:

AP3

That man is Arnold a waiter of the restaurant and also the one who has built it (Arnold is a builder). He's a very clever man: he can repair shoes and umbrellas, make chairs and paint. Arnold works very hard all days long. he has to take care of his mother and his young sisters and brothers. Every sunday he goes to his province to visit his family and to give them money. Arnold's dream is to travel to US and to find a job there. "I'd like to go, has he told me, but the travel is too expensive and i can't afford it" i answered him "God loves you, just trust him, he can do for your life more than you hope".

Here's Jowi (a waiter also):

AP4

Here's Tess an employee of the Access Point. She cleans the compound and washes the dishes:

AP5

Here's Raymon, the chief cook:

AP6

Last week, it was the Access Point Anniversay. Reuel brought a big goat and the boys killed the poor beast:

AP7 AP8

We have had a very nice feast. I enjoyed (-:

dimanche, septembre 7 2008

Un Week-end dans une famille de pêcheurs, dans le village de CotCot

Avant de quitter le Negros Oriental, J'ai eu le bonheur et le privilège d'être invitée à passer un week-end entier au sein d'une famille de pêcheurs dans le village de CotCot à Basay.

Voici le couple qui m'a hébergée:

cocot B

Leur maison est située juste devant la mer. L'homme est pêcheur et sa femme aussi (Enceinte pendant mon séjour, elle a trois jours plus tard donné naissance à un beau petit garçon. c'est pas beau ça?).

A CotCot on est pécheurs de père en fils. Les femmes également se livrent à la pêche comme on peut le voir sur cette photo:

F cotcot

Le poisson est gratuit pour les habitants de CotCot qui n'ont qu'à descendre dans l'océan pour s'en procurer. Il est donc l'aliment fondamental de tous les repas (petit déjeuner, déjeuner, diner).

Un week-end chez les pêcheurs, respirer un peu de leur air, vivre leur journées, manger ce qu'ils mangent...telle fut pour moi cette expérience inouïe.

Je me suis fait beaucoup d'amis à CotCot. Parmi les enfants notamment qui sont venus de partout pour voir de près cette africaine aux cheveux longs qui savait même pô parler le filipino. Ils ont voulu m'apprendre quelques mots de leur langue, mais j'étais perdue dans ma contemplation, éblouie par la beauté des lieux.

Je garde leurs visages au fond de l'âme. Enfants de CotCot, i'll never forget u!

Enf cot enfant cot carine cotcot enf cotcot 2 fiy cot fiy cotcot

mercredi, septembre 3 2008

Le combat de VINDOY : Installer des canaux d'irrigation pour promouvoir la production agricole du riz

Je voudrais ici saluer l'activisme d'un homme: Vindoy.

Salarié du NIRD de Bayawan, il est en même temps président d'une association de fermiers qu'il a créee il y a quelques années. Il est connu dans la communauté de Bayawan pour être un fervent militant du développement rural.

L'association de vindoy travaille en partenariat avec le département de la réforme agraire et oeuvre essentiellement en faveur de l'irrigation des rizières, permettont ainsi aux agriculteurs de promouvoir leur production même en temps de saison sèche ( en l'absence des canaux d'irrigation, la production du riz est conditionnée en effet par l'abandonce ou de l'absence des pluies)

Sur cette photo on peut le voir (à gauche, en gris) en compagnie des membres de son association:

vindoy

C'est avec le soutien financier du gouvernement japonais (qui a octroyé un financement de 19 millions de pesos) que l'association de Vindoy a installer un canal d'irrigation qui s'étend sur plusieurs hectares et alimente plusieurs rizières.

IRIG 2vindoy 2 irig 1 Riz

Aujourd'hui cependant le canal n'a pas encore recouvert tous les champs visés. Vindoy est en quête de fonds qui lui permettraient de parfaire et d'achever son action.

"Ce projet d'irrigation est un plus pour la production agricole des fermiers, confie t-il, c'est pourquoi nous recherchons des financements qui nous aideraient à étendre le canal et à désservir les autres rizières de la communauté"

Courage, Vindoy!

lundi, septembre 1 2008

Le LED de Bayawan dans le Negros Oriental

Le Negros Oriental est une partie de la région de Visayas dans laquelle PhilNet-RDI déploie également son action. Située dans la communauté de BAYAWAN, la branche PhilNet de la contrée s’appelle The Negros Oriental Institute for Rural Development, NIRD en sigle.

Mon séjour à BAYAWAN a duré 5 jours. J’ai été logée chez BABY LUZ la responsable du NIRD:

baby Luz

Fille de fermier et graduée en agriculture Baby Luz est à la fois salariée et membre individuelle de PhilNet-RDI. Pendant de longues années, cette femme remarquable a essentiellement travaillé sur les questions de réforme agraire dans la ville de CANLAONE où PhilNet intervient également. Mais, c’est quand elle apprend que son nom figure dans une liste de personnalités de la société civile en danger du fait de leur activisme en faveur de l’accès à la terre pour les petits paysans, et surtout suite à l’assassinat d’un leader militant, que Baby Luz décide finalement de quitter Canlaone pour travailler désormais à Bayawan.

L’ACTION DU NIRD A BAYAWAN:

L’action de Philnet à Bayawan s’articule autour de la production du riz, des légumes, mais surtout du sucre (Le Negros Oriental est en effet connu pour ses vastes étendues de plantations de canne à sucre). Le NIRD a donc contribué à la création de trois « Economic Developement Centers » à Bayawan (chaque centre est spécialisé dans la production respective du riz, des légumes et de la canne à sucre).

Le NIRD au même titre que le RDI de Leyte, octroie des prêts aux paysans dont le montant maximum est de 15.000 pesos (soit environ 210 euros) remboursables à taux réduit. Ces prêts permettent aux agriculteurs d’optimiser leur production. Il faut saluer une amélioration dans l’accès aux ressources de production (terre, technologie et capital) à Bayawan grâce à l’activisme du Nird.

Ce couple de fermier par exemple (voir photo ci-dessous) dispose aujourd’hui d’un lopin de terre grâce au NIRD.

fermier bayawan

UN PROJET : LA PRODUCTION ET LA COMMERCIALISATION DE SUCRE A BASE DE MUSCOVADO:

C’est un projet qui a été soumis au NIRD par quatre coopératives de paysans partenaires. Il s’agit ici de construire une petite fabrique de production du sucre à base de Muscovado et de le commercialiser.

Ce projet entre entièrement dans le champ d’action du Nird, qui depuis 2006 lutte en faveur de la création et de la promotion d’entreprises rurales.

Qu’est-ce que le Muscovado ?

Sugarcane plantation

C’est un suc extrait de la canne à sucre à base duquel on peut obtenir du sucre (sucre toutefois différent du sucre conventionnel). Pendant longtemps aux Philippines, le sucre fait à partir du Muscovado a été considéré comme celui des pauvres, on lui attribuait entres autres une faible capacité énergisante en matière de vitamines. Paradoxalement depuis quelques années ce sucre à base de Muscovado est produit dans certains pays industrialisés et reconnu de qualité nettement supérieur au sucre raffiné en terme nutritionnel.

Quels sont les buts visés et les apports du projet dans la communauté de Bayawan ?

Ce projet se réalisera sur une plantation de 100 hectares (déjà disponibles). Par la mise en œuvre de ce projet, le NIRD espère permettre aux populations agricoles de produire et de commercialiser eux-mêmes du sucre à base du Muscovado.

C’est un moyen de promouvoir le LED et le développement de l’économie locale. Soulignons entre aux que les activités économiques générées par le projet permettront la création d’emploi.

Quels sont les marchés cibles (target market) ?

On envisage commercialiser cette production du sucre Muscovado dans les hôtels et commerces. Les marchés de la zone rurale seront également desservis mais on cible principalement la zone urbaine à cause de l’affluence des touristes. Par la suite, compte tenu de l’évolution et de la rentabilité de la production, on songe à exporter le produit dans une optique de commerce équitable.

Quelles sont les chances de rentabilité ?

Actuellement dans le Negros, il n’existe aucun producteur du Sucre Muscovado. Le sucre distribué sur le marché, vient des contrées voisines. On constate encore que la demande du sucre Muscovado sur le marché, est supérieure à l’offre. Cela est dû notamment à la faible production de ce sucre aujourd’hui.

On en déduit que les chances de rentabilité sont considérables.

Le besoin financier :

La réalisation du projet nécessite un financement de 17. 710.907.00 de Pesos.

Une part du financement de ce projet a été sollicitée à l’Etat philippin, ce dernier voyant la pertinence du projet et le bienfait que cette action apporterait en termes de création d’emplois dans les campagnes et de développement de la production rurale, a octroyé 6 millions de pesos en subventions.

Aujourd’hui il reste donc près de 11.000.000 de pesos à trouver pour démarrer l’action (soit environ 157.000 euros).

J'espère vivement que le NIRD pourra trouver les fonds necessaires, car il s'agit là d'un projet qui mérite de voir le jour dans un pays où les populations rurales ne brillent que par leur précarité et pas encore suffisamment hélas par leur entreprenariat, leur capacité à générer de l'emploi, à bâtir des industries pérennes et rentables.

vendredi, août 29 2008

A la découverte de Leyte (suite)

J’ai été invitée à passer trois jours à Matalom, le village d’où est originaire Inday, la responsable du RDI. J’ai été logée au domicile de ses parents. L'hospitalité est en effet la plus noble qualité des filipinos.

J'ai passé mes nuits dans cette chambre, où les doux oreillers gardent encore j'espère le parfum de ma merveilleuse tête (- :

chambre

Le village de Matalom est connu pour la richesse de ses cotes. Le poisson y abonde et tous les habitants pratiquent la pêche. La majorité d’entre eux, dont le frère d’Inday possède des étangs de pisciculture à leur domicile comme on peut le voir sur cette photo :

etangs

Des tilapias et autres espèces sont élevés pour la consommation des familles. Il faut dire que poisson est l’aliment de base des filipinos et bien entendu le riz. Le breakfast, le lunch et le diner sont presque toujours constitués d’un plat de poisson et de riz.

PECHE ET COMMERCE DE PROXIMITE

Des pêcheurs à Matalom :

pêcheurs à la mer B Pêcheurs à la mer A

La prise des pêcheurs est aussitôt ramenée sur les rivages. A Matalom, le commerce du poisson est de proximité. A peine péchés, que déjà voilà les poissons vidés, nettoyés puis servis sur le marché.

Après la pêche Commerce de proxi A

DIVERTISSEMENT SUR L’ILE DE CANIGAO.

Inday, quelques membres de sa famille, deux employées du RDI Leyte et moi avons été sur l’île de CANIGAO, à un quart d’heure en bateau de Matalom.

boat

L’île est un coin de repos, de douce quiétude où des cases ont été aménagées par la municipalité locale pour abriter les visiteurs pendant la nuit. Inday a loué l’une d’entres elles:

ile

Ce fut un moment plaisant. Le lendemain à l’aube nous nous sommes baignés dans le bleu de l’océan. Je ne sais toujours pas nager, figurez-vous. Mais qu’importe, j’ai flotté avec un gilet de sauvetage. Rire ! Eh oui.

J’aime trop ce stage…Merci Frères des Hommes (- :

jeudi, août 28 2008

Visite de la coopérative partenaire FISCOS « Farmer-irrigators Service Coopératives »

Depuis un an et demi, le RDI de Leyte œuvre en faveur de la consolidation de cinq coopératives de fermiers et le FISCOS est l’une d’entre elles. Cette coopérative avec le partenariat du RDI a pu mettre en place un système d’irrigation destinée à arroser les rizières. Il faut dire qu’en l’absence de canaux d’irrigation, la production de riz des petits paysans dépend de l’abondance des pluies, d’où « pas de pluie = pas de récolte ». Une réalité qui conduit à des situations très précaires en période de saison sèche.

Voici une image du système d’irrigation mis en place par la coopérative FISCOS:

Irrigation ormoc

La présence du canal a amélioré la production agricole des paysans de la coopérative. C’est une avancée en matière de développement rural et pas des moindres.

FISCOS a également entrepris de produire des engrais naturels « organic fertilizer ». Une partie de ces engrais est utilisée par les fermiers de la coopérative, le reste est vendu à d’autres agriculteurs. J’ai visité le lieu de production des engrais dont voici quelques photos :

engrais paysans rizières organic fertilizer

Visites des « Barangay » autour d’Ormoc city

Barangay signifie village ou campagne en filipino. Et les villages ne sont généralement qu’à quelques kilomètres (en voiture) des provinces. J’ai visité quelques Barangay autour d’Ormoc city, barangay où vivent certains fermiers membres des groupements de paysans partenaires du RDI de Leyte.

Voici quelques images des habitations de l’un des Barangay :

Maison fermier Ormoc 1 Maison ormoc 2

Comme on peut le ressentir sur ces images, la précarité est grande dans les campagnes. Le travail de la terre offre à peine de quoi vivre décemment. Et, si l’agriculture est de subsistance (les récoltes sont principalement destinées à l’auto-alimentation des familles), les populations manquent de ressources financières pour jouir des soins médicaux en cas de maladie, ou plus grave pour payer les études de leurs enfants.

Aujourd’hui en zone rurale, il est de plus en plus courant que de très jeunes enfants soient obligés de travailler. La société civile a beau se mobiliser ou l’Etat interdire le « Child labor », il en demeure que quand le pain manque à la table, l’arithmétique, les règles de grammaire peuvent attendre.

Voici également un fermier que j’ai visité :

fermier Ormoc 1

Ce fermier est membre d’une coopérative partenaire du RDI de Leyte, nous explique qu’il pratique l’agriculture organique « The organic Farming » qui implique l’utilisation des engrais naturels (excréments d’animaux, vers de terre, …) et que depuis qu’il travaille avec le RDI de Leyte sa production agricole s’est améliorée et avec elle son niveau de vie.

Il a pu depuis lors s’offrir un réfrigérateur et ce grand téléviseur par laquelle toute la famille regarde avec joie les deux feuilletons très prisés aux philippines « DYOSA » et « MARYMAR »:

Fermier Ormoc 2

Une amélioration du niveau de vie qui permet aujourd’hui à la petite fille du fermier d’avoir ce si joli sourire:

fille du fermier

lundi, août 25 2008

Le LED de Leyte

La branche de PhilNet-RDI à Leyte est appelée Rural Development Institute Leyte, INC. Son bureau principal se trouve à Ormoc city, une ville située à 20 kilomètres de Leyte.

J’ai visité l’office, discuté avec le staff dont voici une photo.

Buro leyte

La plupart des salariés du bureau ont suivi des études d’agriculture. Ils maitrisent donc les questions liées au développement rural, ayant longtemps vécu eux-mêmes dans ce milieu, ou étant directements issus de familles de fermiers.

PORTRAIT DE LA RESPONSABLE DU LED DE LEYTE: INDAY PIZON

Inday

Membre de PhilNet à part entière, Inday est la responsable du RDI (Rural Developement Institute) de Leyte. J’ai passé une semaine aux côtés de cette femme dynamique et déterminée. Aussi, J’ai jugé intéressant de réaliser une petite interview pour le compte de Résonances, la News paper de FdH. Je voulais en effet en savoir davantage sur l’activisme d'Inday, sur les raisons qui l’ont poussée à se pencher sur le sort des paysans et sur les retributions personnelles qu'elle tirait de son engagement.

Voici donc l'interview, non pas dans son intégralité, mais dans ce qu'elle a d'essentiel. Ecoutons donc:

Question 1 : Inday, j’aimerais que tu me parles de toi. D’où viens-tu, de quel milieu ? Comment t’es-tu retrouvée là ?

Je suis de Leyte, cette partie du Visayas dans laquelle même je travaille. Mon père était fermier (et l’est encore). J’ai naturellement évolué en milieu rural, avec un niveau de vie relativement simple. Mes parents heureusement pour mes frères, mes sœurs et moi, ont fait du mieux qu’ils pouvaient pour nous envoyer à l’école. C’est ainsi que j’ai pu poursuivre des études universitaires dans le domaine de l’Agri business. Mon enfance a évidement influencé mon choix scolaire et plus tard le choix de ma carrière. Petite fille, j’accompagnais mon père à la pêche, dans les champs. Cette existence me passionnait, je me sentais faite pour elle. Plus tard j’ai donc décidé de mettre mon savoir au profit de la cause des communautés rurales et de me dévouer autant que je pourrai pour améliorer le sort des paysans.

Question 2 : As-tu des enfants ? Penses-tu que comme toi plus tard, ils s’intéresseront à la cause des couches paysannes ?

Oui je suis épouse et mère de deux enfants. C’est une bonne question. Je déplore en effet aujourd’hui dans les campagnes un fort désintérêt des jeunes pour le travail rural. Ils sont plus tournés vers les nouvelles technologies et tout ce qui en découle : téléphones portables, jeux vidéos,… Ils songent tous à quitter leurs villages et à s’installer en villes. Et je m’interroge : qui reprendra la ferme de leurs parents quand ceux-ci ne seront plus à même d’y travailler ? qui est-ce qui perpètrera les cultures ? Je crois qu’il revient aux autorités locales d’inculquer le goût du travail rural aux nouvelles générations. A l’école on devrait leur enseigner ces choses. Pour mes enfants, je crois qu’ils suivront la même voie que moi. Ils m’accompagnent déjà dans certaines de mes activités. Je pense que l’espoir est permis.

Question 3 : Comment as-tu réellement commencé ton militantisme ? Comment t’es tu retrouvée chez PhilNet-RDI ?

Après mes études, j’ai entamé 4 longues années de volontariat au sein d’une structure associative qui bossait elle aussi en faveur du développement rural. J’étais jeune, je gagnais juste de quoi avoir mon pain tous les jours, mais j’ai appris au cours de ces 4 années des choses qui me servent encore aujourd’hui. C’est en 1998 que j’ai intégré PhilNet-RDI, je crois qu’elle compte parmi les ONG philippines dont l’activisme est des plus pertinents tant en termes d’actions menées que de résultats obtenus. Je suis bien contente d’en faire partie.

Question 4 : Qu’est ce que ça te fait en tant que femme d’être responsable du RDI et de diriger des hommes ? Est-ce simple pour toi d’avoir à remplir un rôle d’épouse, de mère et en même temps celui de responsable ?

Etre femme et responsable c’est assez courant dans la société philippine, surtout dans le milieu politique. Moi je le vis assez bien et je n’ai jamais eu de soucis à ce sujet. Mon staff m’apprécie et nous formons une vraie équipe. Pour le fait d’être mère et d’avoir à remplir autant d’obligations professionnelles, j’avoue être tout le temps en déplacements (visites dans les communautés rurales, auprès de nos partenaires) mon mari est par conséquent celui qui s’occupe le plus des enfants. Il faut ajouter que j’ai un rôle assez important au sein du RDI du fait que je délègue rarement, je tiens toujours en effet à tout suivre de près moi-même et cela est de moins en moins possible aujourd’hui avec toutes les activités que nous avons. J’ai donc décidé depuis quelques temps de responsabiliser le plus que possible mon staff, de rendre mes collègues capables d’assurer mon remplacement et de consacrer un peu plus de temps à ma famille.

Question 5 : Quelles satisfactions tires-tu de ton emploi ?

Quand je vois des paysans qui n’avaient pas la terre autrefois, la posséder aujourd’hui grâce au combat de PhilNet en matière de reforme agraire, je suis comblée. Et dans les zones rurales, le RDI de Leyte octroie des prêts aux petits paysans qui ne remplissent pas toujours toutes les formalités requises pour bénéficier des crédits bancaires. Nous les aidons donc à dynamiser leurs actions par des prêts qu’ils remboursent plus tard à taux réduits. Cela a contribué à développer la production agricole de nombreux d’entre eux, car sans capital on ne peut en effet se procurer un équipement adéquat, des engrais, des pesticides. Je suis heureuse de voir le fruit de nos actions. Pour moi, il n’ ya pas de bonheur plus grand que celui de voir des vies améliorées grâce à nos efforts.

Les "COCONUTS NURSERIES" de Leyte

Si le RDI de Leyte travaille sur la production du riz, il faut dire que son action se concentre un peu plus aujourd’hui sur la culture des noix de coco.

Dans plusieurs Barangay le RDI de Leyte en partenariat avec des agriculteurs a implanté ce qu'ils nomment des "coconuts nurseries" : des pépinières de noix de coco (lesquels sont regroupés à même le sol) comme on le voit sur ces photos:

Coconut B Coconuts nurseries A

Cette culture répond à une nouvelle méthode de production, très technique et très prisée en ce moment.

Un "gardien" est chargé de veiller à ces plantations et de les entretenir. Inday, la responsable du RDI effectue des visites régulières sur les plantations pour voir l'avancement de la production.

Un projet du RDI de Leyte : PROMOUVOIR la "organic rice farming"

Organic rice

Le RDI de leyte s’est engagé dans l’agriculture naturelle (natural farming) en opposition à l’agriculture chimique (Chemical farming) qui inclut l'utlisation d'engrais chimiques.

Depuis un an, le RDI oeuvre en faveur de la culture du riz organique. Il a au cours de l'année 2007 dispensé plusieurs formations sur les méthodes de l'agriculture organique à près de 450 fermiers. Plusieurs des participants se sont plus tard lancés dans la culture de l'organic rice avec utilisation d'engrais naturels.

L'une des méthodes prisées est celle de l'élévage des canards dans les rizières "the rice-duck farming". Il s'agit ici de favoriser la biodiversité tout en développant les cultures: Les canards se nourissent des insectes capables de nuire à la production (plus besoin de pesticides) tandis que leurs excréments servent d'engrais naturels à la terre.

riceduk riceduck

La Rice-duck farming correspond entièrement à la vision de PhilNet-RDI : « Optimiser les interactions entre la terre, les animaux et les plantes, préserver les éléments fertilisants naturels, accroître la biodiversité, tous facteurs contribuant à la réalisation de l'agriculture durable."

Aujourd'hui le RDI de Leyte est en quête de fonds qui lui permettrait de former d'avantage de fermiers à ces nouveaux procédés, de les aider dans la commercialisation de leur production.

lundi, août 18 2008

Les activités de PhilNet-RDI dans la région de Visayas

Je rentre d’une visite de deux semaines de la région de Visayas. J’ai visité le siège du secrétariat de Visayas dans la ville de Cebu, le LED de Leyte (et le bureau d’Ormoc city qui le coordonne), le LED de Bayawan dans le Negros oriental, la ville de Dumaguete capitale du Negros oriental. Deux semaines riches en découverte, en apprentissage et en contact humain.

LE SECRETARIAT DE VISAYAS :

Ce secrétariat est localisé dans la ville de Cebu. Il se charge de coordonner toutes les activités menées au sein des trois LED de la région : Leyte ; Bayawan et Sagay. L’activité de PhilNet dans cette région s’articule essentiellement autour de la promotion de l’agriculture organique et du soutien des initiatives paysannes (créations d’entreprises rurales). Les problèmes de l’accès à la terre sont aussi naturellement évoqués et aussi la prévention des risques liés aux désastres naturelles (typhons, tempêtes, qui occasionnent la perte des récoltes des fermiers).

J'ai passé une journée entière au sécrétariat en compagnie des membres avec lesquels j'ai eu un échange fort interessant. Cela m'a permis de mieux comprendre la vision de PhilNet. Les salariés du sécrétariat de Visayas sont pour la majeure partie d'entre eux, membres individuels de l'organisation.

Voici deux d'entre eux:

Rommie Pacana ci dessous (première photo) est le "Disaster Risk Management Officer" Il s'occupe de toutes les questions relatives aux catastrophes naturelles, aux manières de palier aux problèmes causés par celles ci aux paysans qui voient leur production endommagée.

Rommie

Claro E. Deguit (photo 2) pour sa part est le "Project Developpement Officer". Drôle et spontané, Il est l'époux de la responsable des LED du négros oriental et occidental (Bayawan, Sagay). Claro réside au bureau de Cébu, il ne rentre chez lui à Dumaguété que les week end. Les distances sont longues en effet et les voyages couteux et il n'est donc pas rare aux philippines que des salariés élisent domicile sur leur lieu de travail.

carlos

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