Malgré le boulot, j’ai réussi à prendre des moments de détente et à faire un peu de tourisme, surtout grâce à Benzi, la coordinatrice du projet, qui m’a accompagné. Grâce à elle aussi, j’ai beaucoup appris sur la diversité naturelle du Kerala, sur les traditions culturelles, sur l’histoire, etc. Au bout de 10 min de discussion avec elle, on peut voir qu’elle adore le Kerala et sa nature, même si des fois elle exagère un peu… Pour elle, presque tout ce qui existe au Kerala est unique au monde…
Mais ça n’empêche que j’ai vraiment apprécié sa compagnie et le fait qu’elle me fasse visiter tous ces endroits… Surtout, je pense que toute seule je n’aurais pas vu la moitié de ce que j’ai vu et fait le 1/3 de ce que j’ai fait… Dans un pays comme l’Inde, les occidentaux et surtout les filles se font facilement remarqués et c’est souvent dans les endroits touristiques que la misère peut être difficile à regarder en face… J’ai beau avoir un certain recul après mon séjour au Brésil, mais en Inde je me sens vite mal à l’aise quand tous les regards sont braqués sur moi et que tout un petit groupe s’agglutine autour de moi en me demandant de l’argent… Et dans ces moments là, c’est le dilemme : donner de l’argent à un et dans la logique des choses en donner aux autres ou alors « essayer » de faire l’indifférente et de continuer son chemin, au risque de se faire suivre pendant 5 minutes par des petits bouts de choux à peine plus hauts que 3 pommes qui font comprendre qu’ils ont faim… Dans les 2 cas, c’est une situation qui met mal à l’aise. Et c’est sûr que pour eux les "blancs" qui ont les moyens de venir dans leur pays, c’est parce qu’ils ont de l’argent et donc ils comprennent pas vraiment pourquoi on pourrait pas leur en donner un peu…
Je savais que l’Inde était un pays pauvre (malgré sa croissance annuelle fulgurante mais inégale…) mais c’est parfois difficile de faire face…
Pourtant, au Kerala en général (excepté les lieux touristiques où les gens savent qu’ils peuvent avoir de la chance auprès des touristes), j’ai eu l’impression que la pauvreté des gens était moins visible… Et je crois que j’ai jamais autant vu d’immenses villas en si peu de temps ! Ce qui ne veut bien sûr pas dire que la pauvreté n’y existe pas.
Bon pour parler de choses un peu plus légères, je vais vous raconter un peu les balades que j’ai pu faire à travers le Kerala.
Le Kerala est le pays des cocotiers (kerala veut dire cocotier en malayalam) et c’est bien vrai ! On ne fait pas un mètre sans voir des cocotiers et des palmiers ! Parfois des bois entiers !! Donc forcément, la noix de coco est cuisinée à toutes les sauces, salées et sucrées. On boit l’eau de coco, directement au cœur de la noix fraîchement coupée du cocotier, et on mange la coco à la chère tendre comme on mangerait du chocolat… On peut aussi se régaler avec le jus frais de la canne à sucre. Bref, tout un tas de choses super exotiques qui m’ont rappelé le Brésil, là où j’avais bu du pur jus de coco et de canne à sucre pour la 1ère fois de ma vie !
Le samedi 5 avril, on est parti tôt le matin sur la moto de Benzi (cheveux au vent :-)) dans la famille de son mari qui habite près de ce qu’on appelle ici les « paddy fields », les rizières. Sur des kilomètres, des étendues entières de rizières à perte de vue, des palmiers et cocotiers au milieu de tout ça. On pouvait voir les gens ramassaient le riz et franchement par une telle chaleur (moyenne de 35°…à l’ombre), il faut du courage… Rien autour que la nature, les oiseaux, de l’eau, c’était vraiment reposant et agréable.

L’après-midi, on a rejoint un ami de Benzi pour une balade sur les backwaters, des canaux reliant des lacs immenses et plusieurs fleuves à seulement quelques kilomètres de la côte. C’était vraiment super beau. Et là aussi, à plusieurs kilomètres à la ronde que du vert, que de l’eau, que le bruit du vent et des oiseaux… Bon c’était un peu gâché par le bruit du bateau, mais on peut pas tout avoir… Au fil de la balade, le soleil joue à cache-cache avec les cocotiers et les arbres, on peut voir quelques maisons perdues au milieu de l’eau sur des petits bouts de terre juste assez immergés pour ne pas être inondés.
Les backwaters s’étendent sur plus de 100 km et ils permettent de relier par bateaux les 2 grandes villes de la région, Alapuzha (plus connue sous le nom de Allepey) et Kollam (aussi plus connue sous le nom de Quilon). Une balade bien agréable qui permet d’éviter le bruit des routes et leurs concerts de klaxons… En arrivant à Alapuzha, on a pris un rickshaw jusqu’à la plage pour admirer le coup de soleil, mais malheureusement le ciel à commencer à se couvrir… Donc le coucher de soleil a été un peu loupé et en plus il s’est mis à pleuvoir ! Par contre, c’est assez marrant de voir les Indiens sur la plage, personne en maillot de bain ou en short. Ils restent tous habillés comme à la ville…

Le 6 avril, c’était un jour de travail mais entre 2 visites, l’équipe de projet m’a fait visité l’ashram d’Amratupuri (sur l’île d’Alapad) où la Mère, Amma, est vénérée comme une déesse vivante. Depuis plus de 20 ans, elle consacre sa vie à aider les autres sur fond de spiritualité et d’actions humanitaires. En Inde, on l’appelle « la Mère qui embrasse », parce qu’à chacune de ses apparitions (elles sont rares donc très attendues), elle prend le temps d’étreindre toutes les personnes qui se présentent devant elle avec leur peine et leurs problèmes. L’ashram à la base, c’était un tout petit temple qui pouvait accueillir quelques centaines de fidèles d’Amma mais au fil des années, elle a gagné tellement d’adeptes qu’il a fallu construire un hangar d’une capacité de plus de 5000 personnes, des immeubles d’habitations, des infrastructures de services, etc. Et les fidèles viennent de loin pour passer quelques jours, semaines, mois ou même années au service de la communauté d’Amma et les occidentaux ne sont pas les derniers à venir effectuer toute sorte de travail volontaire, de la cuisine au ménage, en passant par le pliage de dépliants à l’éphigie d’Amma… Donc c’est sûr, quand on ne connaît pas grand chose à la spiritualité indienne et à l’importance que les Indiens y accordent, on a l’impression de pénétrer dans les bâtiments d’un mouvement sectaire et l’atmosphère peut sembler bizarre… Mais en même temps, on ressent une sensation de calme et de paix… Il est très rare que Amma reste à l’ashram (mais elle est partout en photos !) parce qu’elle est toujours en voyage autour du monde pour diffuser sa conception de partage universel et de respect de l’autre.
Petite photo de l'ashram prise en douce, normalement on n'a pas le droit de faire des photos...
Avec des membres de l'équipe de projet d'Ekta Parishad sur le pont construit après le tsunami grâce aux fonds récoltés par Amma, pour faciliter l'accès de l'île d'Alapad au continent.
Quand on est extérieur, on a aussi l’impression que c’est un véritable business… Dans l’ashram, on peut trouver au moins une dizaine de boutiques vendant des photos d’Amma, des t-shirts, des cartes postales, etc. Et il est pas rare que les fidèles qui séjournent à l’ashram fassent des dons, souvent plus que généreux… Et de toute façon, ils doivent verser un minimum de loyer pour leur séjour… Donc certes, ça peut paraître un business mais tout l’argent que l’ashram récolte est reverse a l`ONG creee par Amma (le M.A. Math) qui l’utilise pour mettre en place des projets de développement au bénéfice de la communauté : réhabilitation post-tsunami de nombreuses zones dévastées des côtes indiennes, construction de centres médicaux et d’un hôpital super high-tech à Kochi (appelé Cochin par les anglais) avec un laboratoire de recherche sur le cancer reconnu mondialement, des écoles, des centres de loisirs, etc.
Pour plus d`infos, www.amritapuri.org ou www.amma-france.org Vous pourrez avoir un petit apercu...
Le 7 avril, c’était aussi jour de travail mais le matin, l’équipe de projet m’a amené faire une balade en mer, avec un petit bateau de pêche. Et c’était vraiment trop beau ! J’ai pris un méga coup de soleil ce jour-là mais franchement ça valait le coup ! La mer était super calme donc c’était super agréable de se retrouver à plus de 2km du rivage au milieu de la mer d’Oman, d’un bleu presque aveuglant, avec vu sur les îles d’Alapad et d’Arattupuzha. De temps en temps, on pouvait croiser d’autres petits bateaux de pêche ou des chalutiers et on a même acheté du poisson fraîchement pêché sous nos yeux ! Et venue l’heure de manger, c’était vraiment très bon ! Epicé certes mais délicieux…
A bord du bateau avec l'équipe de projet d'Ekta Parishad

Justement côté cuisine, je suis assez surprise mais je me suis plutôt bien habituée à la nourriture. Bon à chaque fin de repas, j’ai la bouche en feu mais je me régale ! Et les repas indiens sont vraiment copieux ! Pas un repas sans riz et pas une petite louche de rien du tout mais une pleine assiette… Plus des currys, des dals, des légumes, de la viande ou du poisson (pour les indiens non-végétariens). Et en fait le curry indien, c’est pas du tout ce qu’on imagine en France et ce qu’on peut manger dans les restos par exemple. Contrairement à ce que l’on croit, on ne mange pas du poulet au curry en Inde mais du curry au poulet ou au poisson, aux pommes de terres, aux légumes, etc. Et bien sûr, tout repas s’accompagne de poivre, de poivrons, de piments et d’épices en tout genre ! A chaque repas, je goutte un nouveau truc et parfois j’ai des surprisess mais dans l’ensemble je me régale ! Assez souvent aussi, pour adoucir le tout, les Indiens arrosent une dernière portion de riz d’un espèce de fromage blanc (que l’on peut d’ailleurs mangé tout seul avec un peu de sucre, miam !).
Et le tout, comme je vous l’ai déjà dit, avec les doigts, de la main droite !!! Et en fait, c’est plutôt agréable de manger avec les doigts ! Finalement avant, les cuillières et autres ustensiles n’existaient pas et les gens s’en sortaient pas plus mal ! Par contre, les gens pensent souvent que parce que je suis européenne, je dois avoir un traitement de faveur… Et franchement, c’est un truc qui m’énerve. Je suis en Inde pour une immersion au cœur de la culture indienne donc quand je mange dans un resto : non je ne veux pas de cuillière et oui je peux supporter de rester sans clim ! Dans la rue : oui je peux marcher par 35°, non j’ai pas forcément besoin qu’on me porte mon sac ou de prendre un rickshaw. Dans n’importe quel endroit : oui je peux faire la queue comme tout le monde et j’ai pas besoin de passer devant tout le monde parce que je suis européenne. Bon c’est peut-être pas la faute des indiens mais celle de certains touristes qui se conduisent comme ça mais c’est assez vexant…
Le 8 avril, encore une balade, mais cette fois à la montagne dans la réserve naturelle de Vagamon. C’est plutôt hallucinant de voir à quelle vitesse le Kerala passe d’un paysage à un autre. Pendant plus d’1h de route, que des arbres de toutes sortes, des petits ruisseaux, des petits lacs, des champs de fleurs, etc. Et quand on est arrivé dans la fameuse réserve, on se rend compte que les indiens aiment bien aussi se balader mais que malheureusement ils ont une conception particulière de la préservation de l’environnement… A l’entrée de la réserve, un panneau indique plusieurs règles de comportement comme ne pas jeter de papiers par terre et la 1ère chose qu’on voit partout sur le sol c’est des emballages de glace, des bouteilles en plastique et toutes sortes de papiers… Vraiment dommage ! Et comble de la préservation de l’environnement (qui devrait donc éviter toute pollution…), les responsables de la réserve mettent à disposition des touristes des 4x4 et des motos cross pour parcourir la réserve !! Comme si les gens ne pouvaient pas profiter de la nature à pied et faire un peu de sport !! Quand on est arrivé et que Benzi m’a demandé si je voulais prendre un 4x4, j’ai cru que j’allais la bouffer ! Et elle qui insiste : « t’es sûre, on va marcher un moment, tu risques d’être fatiguée… » Oui, oui je suis sûre ! Et si je suis fatiguée, ça sera de la bonne fatigue !
Bon, donc un peu déçue mais l’endroit était quand même super beau et agréable. J’ai eu un peu l’impression de me retrouver au sommet du monde (même si il est bien loin de l’endroit où je me trouvais !!) et d’avoir devant moi le même genre de paysages que dans la Chapada Diamantina au Brésil, avec des étendues entières de plantations de thé en plus. Après 1h30 de balade, on est rentré.
avec Benzi, d'Ekta Parishad

Le 11 avril, j’avais terminé toutes les visites pour mon rapport donc Benzi m’a encore amené en vadrouille. Réveil tôt le matin pour prendre le train direction Kanyakumari, dans le Tamil Nadu, l’Etat voisin du Kerala. En chemin, on s’est arrêté dans la petite ville de Thuckalay pour visiter le palace de Padmanabhapuram construit au 15e siècle. Mais attention, dans ce cas-là, palace ne veut pas dire château de luxe avec marbre, grandes baies vitrées, etc. On a plutôt l’impression de se retrouver au milieu de maisons chinoises toutes en bois et c’est plutôt joli. Avec aussi des grands jardins, des arbres immenses et toute une variété de fleurs. Et tout ça au creux des montagnes.

Vers 14h, on a repris la route, en bus, pour Kanyakumari, appellé aussi le Cap Camorin. C’est la pointe de l’Inde la plus avancée dans la mer. Ce petit bout de terre voit se rencontrer en un même en droit la mer du Bengale venant à l’Est, l’océan Indien au Sud et la mer d’Oman à l’Ouest. Il parait que par beau temps, on peut voir distinctement 3 nuances de couleurs se rejoindre à l’horizon mais manque de chance, il y avait pas de soleil ce jour-là ! Et même avec tous les efforts, j’ai pas vu ces 3 mers se rejoindrent… Un peu déçue donc, surtout que pas de soleil donc pas de coucher de soleil, qui est l’attraction principale du lieu !
En plus, on est arrivé trop tard pour prendre le bateau pour rejoindre les 2 rochers qui se trouvent au large de Kanyakumari. Sur l’un, est érigée une énorme statue à l’éphigie de Thiruvalluar, un grand écrivain indien devenu presque un saint... Et l’autre rocher est appelle Sri Padhaparai et abrite un lieu de méditation, ou le sage indien Vivekanda aurait medité pendant plusieurs années... Comme j’ai pas pu voir ces endroits de près je peux pas trop vous en dire grand-chose mais j’espère retourner à Kanyakumari à temps pour prendre le bateau et avec du soleil pour l’admirer se confondre avec la mer !
On s’est donc contenté d’une balade en bord de mer, pas sur du sable parce que en fait Kanyakumari c’est une falaise. Au bord de la falaise, on peut trouver un temple dédié à l’une des nombreuses divinités indiennes (il faut rentrer dans les temples pieds nus, tête découverte et sans sac… Et d’ailleurs presque tous les endroits de type temples, mémorials ou sanctuaires, il faut rentrer pieds nus… Vive l’hygiène !) On trouve aussi une grande esplanade faisant face à la mer avec un petit parc construit en mémoire des victimes du tsunami. Kanyakumari étant la pointe de l’Inde la plus avancée dans la mer, les dégâts du tsunami y ont été considérables, beaucoup des infrastructure ont été détruites et les monuments ont du être restaurés. Par endroits, on voit encore des traces du tsunami et ça donne une impression bizarre de se sentir tout petit face à la mer… En continuant la balade, on peut trouver un petit marché de babioles et surtout d’attrapes touristes… Et un mémorial dédié à Gandhi construit à l’endroit d’où une partie de ses cendres ont été dispersées 1 an après sa mort le 30 janvier 1948. Il est encore en travaux post-tsunami mais à l’intérieur ont peut voir la stèle où a été déposé l’urne des cendres de Gandhi avant d’être jetées à la mer. Juste au-dessus de cette stèle, un petit trou a été creusé dans le toit par lequel tous les jours à une certaine heure de la journée un rayon de soleil éclaire l’endroit où était cette urne. Autour de la salle principale, il y a une exposition de photos sur la vie de Gandhi, depuis ses études de droits en Angleterre à ses actions non-violentes pour l’Indépendance de l’Inde en passant par les années où il a lutté contre l’Apartheid anglais en Afrique du Sud. Et on peut aussi admirer une gravure sur marbre représentant Gandhi.

Le soir, on a repris le bus vers 18h direction Tiravandupuram (Trivandrum en anglais c’est plus facile à prononcer !), soit 3h de trajet pour faire 160 km ! Et 3h en bus, au son des klaxons, au rythme des freinages et des dérapages contrôlés, ça peut paraître très long ! Arrivées à Trivandrum, le train pour Changanassery n'était que le lendemain à 7h… Heureusement, Benzi a fait ses études à Trivendrum et on a pu dormi chez un des ses amis… Le lendemain re-belote, 3h de train. A 14h, Benzi prenait un bus pour Munar, une autre réserve naturelle, où était organisé un des camps de jeunes du projet (je devais y aller, mais j’avais encore trop de boulot sur le rapport…) et moi à 17h, j’ai pris à nouveau le train pour rentrer à Palakkad et terminer le rapport avec l’aide de Sreeni !
Donc certes, j’ai vu un maximum de choses en peu de temps mais qu’est-ce que c’était fatiguant !! La femme de Sreeni a vu tout de suite que j’avais l’air plus fatigué, du coup elle m’a amené me faire faire un massage ayurvédique et un bain de vapeur ! Très relaxant ! En sortant, j’avais l’impression de flotter sur un nuage…
Le 14 avril, c’était la fête de Vishu, c’est le nouvel an du calendrier malayali (du Kerala – chaque Etat ayant son propre calendrier et donc sa propre date de nouvel an, mais aujourd’hui, ça n’a plus vraiment la même signification et tout le monde fête le nouvel an sur le calendrier occidental…). C’est l’occasion pour les familles de se réunir autour de grandes tablées et de lourds repas, pour les enfants de s’amuser avec toutes sortes de pétards et de feux d’artifices, etc. Et la tradition veut que l’homme le plus agé de chaque maison donne de l’argent aux plus jeunes… Sreeni a insisté pour que je participe à la tradition, donc en une journée, sans rien demander, j’ai gagné 206 roupies… Les 6 roupies c’est parce qu’il faut donner un billet (dans ce cas un billet de 100 roupies) et une pièce (dans ce cas une de 1 roupie et une autre de 5). Je me suis sentie un peu mal à l'aise de prendre cet argent...
La veille de mon retour à Bangalore, Sreeni qui est très branché "médecines alternatives" et yoga m'a conseillé d'aller faire un massage ayurvédique, pour me ressourcer et évacuer la fatigue de ces 2 semaines intensives au Kerala. Donc je me suis laissée tenter et pendant 1h30 j'avais l'impression d'avoir décroché de la réalité, je suis ressortie du petit institut (en fait une petite pièce en arrière boutique d'une pharmacie ayurvédique) toute légère et l'esprit reposé.
Sreeni est vraiment quelqu'un d'adorable et il m'aura beaucoup marqué par son parcours de vie et son militantisme et aussi pour son goût pour la spritualité et sa façon de voir les choses. J'ai beaucoup aimé aussi passé du temps avec ses 2 enfants, on ne se comprenait pas vu qu'ils ne parlent pas anglais mais il y avait un bon "feeling" si on peut dire. Au moment de mon départ pour Bangalore, Sreeni m'a dit qu'il était très heureux de m'avoir rencontré et qu'il me considèrerait dorénavant comme la soeur qu'il n'a jamais eu !
Dans les rues de Palakkad
Sreeni (tout à droite) et sa famille, chez qui j'ai été hébergée quelques jours à Palakkad.
Voilà, vous savez tout pour sur mes dernières péripéties indiennes en date !
Suite au prochain épisode ! La semaine prochaine, je pars peut-être encore en vadrouille… Une collègue de FEDINA, Parveen, m’a proposé de l’accompagner passer quelques jours dans sa famille dans un petit village en bord de mer, au sud de Goa, l’ancien comptoir portugais… Et franchement, si ça ne tenait qu’à moi, je n’hésiterais pas beaucoup à accepter ! Mais vu que j’ai du mettre mon travail avec FEDINA entre parenthèse pendant mon séjour au Kerala, je suis pas sûre que ça soit très raisonable… Et je suis toujours malade...
Enfin, je verrais bien ! Et puis peut-être que je peux emmener de quoi bosser sur la plage ! 
A bientôt tout le monde !