Manu

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mercredi, août 5 2009

Le treck en Amazonie, un grand bain de nature ou l'on se sent tout petit...

IMG_1173modifiie.JPGCela fait plusieurs semaines que l’on reporte cette fameuse caminata (trekking en espagnol). Cette fois c’est sur, nous partons quelques jours en forêts amazonienne avec un groupe de 4 touristes français, 3 guides de Kawsay Wasi (membre du réseau de tourisme solidaire) et moi de TUSOCO. Ce rendez vous avec la nature était réellement fascinant. C’est une zone tropicale humide ou la végétation est très dense, variées et parfois endémique. Elle est difficile d’accès, et il est nécessaire de connaître bien son environnement pour pouvoir s’alimenter et éviter quelques dangers. Nous comprendrons vite l’intérêt d’être avec des guides expérimenté. Une expérience de plus ici qui restera inoubliable.

La semaine dernière, Julio remet au centre des discutions l’organisation de cette caminata que nous avions reporté plusieurs fois. Nous allons réaliser 4 jours de marche dans la pampa bolivienne près de Villa Tunari. Par le plus grand des hasards, 4 touristes français tapaient à la porte de TUSOCO la veille de notre départ et se sont montrés très intéressé par cette aventure. C’est la première fois que des touristes passent sur ce chemin et peu de gens vivent dans ces forêts. Il nous faut donc une machette pour entretenir le chemin et nous permettre de passer.

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Depuis le temps que j’attendais ce moment, je ne pouvais refuser une telle opportunité.

Julio, l’organisateur de la marche, nous préviens « il ne faut pas vous attendre à manger beaucoup pendant les quelques jours que nous allons passer. Il nous faut des sacs relativement légers ce qui veut dire que nous ne prenons que le strict nécessaire. » Bon, c’est parti, je ne sais vraiment pas a quoi m'attendre malgré toutes discussions que j'ai pu avoir. Comme on me l'a demandé, je me suis équipé de bottes hautes pour traverser les rivières. Nous prenons un peu de nourriture chacun. Le reste, nous le pêcherons. Cette végétation très dense n’est permise que par une altitude relativement basse (de 1 500 à 700 mètres), une très faible présence humaine mais aussi à plus de 4 000 mm de précipitation par an. C'est la pampa, cette zone de transition entre les terres cultivables et la selva qui est moins dense mais avec des arbres beaucoup plus grands.

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Julio à donc prévu 4 jours de marche sur 70 km car il est difficilement prévisible de savoir jusqu’ou la voiture pourra nous déposer. Cela dépend de l'état du chemin. Nous avons un chauffeur qui connais visiblement très bien son véhicule et qui nous pénétrera relativement loin dans les chemins forestiers. Nous gagnerons ainsi quelques heures de marches en moins sur des chemins sans grand intérêt. Au bout de quelques heures du chemin de la colline, la voiture à du faire demi tour car on ne maitrisait plus grand-chose. L'humidité de la région a parfois transformé le chemin en patinoire. La voiture est partie tranquillement en glissant en direction du ravin…c’est le moment de faire le reste à pied et de trouver un espace un peu plat pour piquer les toiles de tentes, préparer notre premier repas ensemble et se reposer. Nous auront besoin de beaucoup de force pour les jours qui viennent. Alors que nous discutions autour de ce qui allais être un repas chaud succulent, un paysan et sa femme surgissent de la pénombre rendu flou par le nuage et sont venues nous saluer à la lumière de la bougie que nous avions installée. Ils ont déjà entendu parler de TUSOCO et son intéressé de faire connaître leur région à des passants tels que nous. En fait, ils reviennent de la tienda du coin avec leurs courses. Il leurs reste deux heures de marche sans lumière et dans des chemins très escarpés accessible seulement à pied en y laissant de la sueur. « On vous attend pour manger demain midi, ce sera l’occasion de tuer un poulet et prendre un moment ensemble ». Ni une ni deux, le rendez vous est pris.

La nuit sera très humide. Nous sommes vraiment dans les nuages. Comme nous dira Julio, « ici c’est soit le soleil et les moustiques soit l’humidité et la tranquillité ». Les conditions s’imposent d’elles même.

Au petit matin, nous décampons et nous commençons à marcher. Deux heures après, nous sommes chez le paysan, au milieu des bananiers, de papayer et de ses animaux. C’est une petite maison en bois au milieu de la forêt. Vraiment un endroit paisible loin des voitures et de ce stress, cette oppression que je ressens en ville. Bref, c’est cool et conviviale. Une ambiance favorable à la bonne humeur. Ca ressource. Le temps de manger, échanger du pain avec des Yukas (sorte de pomme de terre d’ici) et nous sommes reparti. Nous quittons le chemin de terre pour des chemins piétons façonnés par les habitants de plus en plus nombreux ici. La première journée sera physiquement la plus difficile. Nous ne sommes pas habitués à marcher avec des sacs sur le dos, le chemin est relativement périlleux. Nous passerons quelques endroits assez techniques avec des chemins de 20 centimètres de large à flanc de montagnes. Il faut éviter de regarder en bas malgré que les sensations que cela procure. a_flan_de_montagne.JPG

Nous marcherons environ 7 heures dans la journée à un rythme tranquille. Une petite plage en bord de rivière nous attend. Première leçon pour piquer les tentes dans du sable. Herman, l’un de nos guides part avec un filet pour aller pêcher pendant que nous sommes trop claqués pour faire quoi que ce soit. Cela fait 6 heures que nous marchons et nous sommes des rigolos par rapport à des habitués comme nos guides. Au bout d’une petite heure, il revient avec 9 ou 10 sabalo, un poisson d’une trentaine de centimètres très présent dans les rivières ici. Qui a dit que nous mangerions peu ? Julian, un autre guide me fera part de son inquiétude quand à la quantité de poisson que nous pouvons pêcher. En effet, parfois, les gens pêche à la dynamite ce qui a un effet plutôt radical sur les poissons qui, quelques soit leurs taille et leurs nature, meurt en quantité. Heureusement super Herman était là. C’est le plus jeune d’entre nous mais un as de la pêche. Ce soir là se sera donc soupe de poisson avec des pommes de terre que nous avions dans nos sacs suivi de poisson fumé et en dessert, un peu de cingani de poire, alcool typiquement bolivien. Mais chose rare sur une bouteille d’alcool, il y a le drapeau de l’Union Européenne. En effet, il est produit par une petite communauté qui, pour certaines activités, est subventionné par des bailleurs extérieurs. A ta santé l’UE !

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Le deuxième jour s’avèra beaucoup plus facile mis à part une difficulté qui sera l’une des plus importante de ce treck. Nous arrivons dans une zone de roche ardoisé mais très friable. Toujours à fleurs de montagnes avec un vide de quelques dizaines de mètres, il nous faut prendre un virage en descente assez abrupte mais sur de la pierre qui menace de nous faire glisser. Glops, avec quelques précautions, tout le monde arrivera à passer mais je n’en mène pas large. Comme le deuxième soir, nous nous baignons dans la rivière callé entre les cailloux histoire de ne pas se laisser emporter par le courant ou glisser sur les cailloux. Une fois qu’Hermann est revenu, je me calle à côté de Julio pour vider les poissons et enlever les écailles. Une multitude de sardine de rivière nous accompagne dans cette activité pour récupérer les restes. Pas de perte de matière ici. Nous nous sentons vraiment faire partie de cette nature. Des aventures comme je les aime. Pendant ce temps, les autres piquent les tentes entre les galets sur les petits bancs de sables noirs. Cette couleur me rappelle celle des plages du Kerala au sud de l’Inde. Plage noir car riche en uranium. Est-ce le cas ici ? En tout cas il n’est pas présent en quantité là où nous sommes. Une fois le campement installé, place aux différents jeux que j’ai appris ici : "Cultura chupistika" et autres… Avant de dormir, et comme chaque soir, nous passons de la pommade sur les parties du corps qui ont souffert de la journée de marche (plante des pieds, épaule,…). Incroyable cette crème. Le lendemain, on se réveille frais comme des gardons. Prêt à attaquer une nouvelle journée !traverse_de_la_riviere.JPG

Au réveil, sur l’autre rive, il y a un pêcheur. Julio traverse la rivière à sa rencontre pour savoir combien de km il nous reste. 25 environ. Nous pouvons les faire dans la journée avons-nous décidé. C’est donc au pas de course que nous ferons cette journée. La première partie ne présente pas de grosse difficultés ce qui me permet de partir avec de l’avance avec Julian. Après quelques heures de marches, nous nous arrêtons pour attendre les autres. C’est le moment où Julian décide de sortir son armonica de la poche et de jouer les beattles au milieu de cette forêt qui n’a jamais du entendre ce son. Très bon moment. Nous voyons au loin un pont, signe que nous sommes plus très loin de notre objectif final. Par contre, une route est en construction dans ce morceau de forêt que nous traversons. Beaucoup d’arbres sont coupés devant nous. A fleur de falaise, la coupe des arbres à entraîné des glissements de terrain qu’il nous faut traverser de biais. Ensuite, nous remarchons pendant quelques dizaines de minutes à flans de montagnes sur des sentiers qui permettent tout juste à une personne de passer…et nous arrivons 6 heures après le début de la journée de marche sur ce pont qui marquera la fin de ce trekking... enfin presque… Pour fêter ça, nous nous sommes arrêtés dans un bar. La patronne, qui à 15 heures était complètement bourrée me fera une déclaration qu’il aurait fallu enregistrer tant c’était folklo. Bref, une marche génial qui fini en beauté !

mardi, juillet 28 2009

De San Gabriel à Challa en passant par Cochabamba

Je sais, je n’ai pas donné de nouvelle depuis longtemps et je m’en excuse. A travers ces quelques lignes, je vais essayer de vous faire approcher au mieux la réalité de ces quelques dernières semaines. La grande partie du temps, j’étais à Cochabamba entre rédaction de rapports mais aussi d’autres rapports ou encore des rapports (mémoire, rapports de stages, compte rendu d’évaluation,…). Là où il y a plus de chose à dire c’est sur la visite de deux communautés du réseau, San Gabriel, dans le Chapare, et Challa, petite communauté paisible sur l’Isla del Sol. C’est l’une des îles mythique du lac Titicaca façonné par des peuples surprenant que sont les Incas, les Aymara et les Uros.

La grande partie de mon temps de stage ici se déroule dans les bureaux du réseau TUSOCO dans le centre ville de Cochabamba afin d’améliorer la démarche de suivi et d’évaluation du réseau, récolter quelques témoignages et prendre des photos pour FDH. De plus en plus, mon temps se concentre sur la rédaction de mon mémoire de fin d’étude et des rapports de stage intermédiaire. Un travail qui va occuper l’essentiel de mon temps dans les semaines qui viennent et cela, jusqu’à mon retour. Beaucoup plus de temps dans les communautés était prévu mais je dois me confronter aux réalités de terrains qui sont plus contraignantes que sur le papier.

En effet, certaines des communautés du réseau sont dans des zones relativement inaccessibles. Par exemple, je devais aller dans la région montagnarde d’Altamachi mais aucun taxi ou voitures n’y vont régulièrement. Il faut donc se rendre à Quillacollo, une ville de la périphérie de Cochabamba pour trouver un camion de patates (le plus souvent) qui vous y amène. Ensuite, si tout se passe bien, ce sont une quinzaine d’heure, en compagnie des paysans locaux, sur le chargement du camion qui vous attendent. Bien évidemment, quand il y a des touristes à venir, une voiture est prévu dans le prix du voyage pour être acheminé vers des communautés qui vous garantissent le plus grand dépaysement. Il faut s’imaginer une zone de plateau à plus de 4000 mètres entourée de montagnes loin de tout, très froide à cette saison mais d’une paisibilité à toute épreuve.

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En ce qui me concerne, le camion qui devait m’y emmener n’était pas là. Je n’ai eu qu’une fois l’opportunité d’y aller mais cette expérience restera inoubliable. C’était il y a environ un mois pour chercher Albert, un français fasciné par l’endroit qui nous à partagé ses impressions sur ses trois semaines, aussi rudes que passionnantes, qu’il y a passé. Nous y sommes allés le soir de la Saint Jean. Il y avait des feux partout dans les montagnes et, du fait que très peu de personnes passent par là, il fallait s’arrêter partout dire bonjour aux gens. Bref, dans ces conditions les 6 heures de voitures initialement prévu s’allonge vite. Dans un tout autre genre, et pour vous montrer la diversité des communautés qui sont présentes dans le réseau de tourisme solidaire bolivien, je suis allé réaliser une évaluation de la communauté de Monte Sinaï, dans le Chapare.

Le Chapare a beaucoup de choses de particulières. Elle est encastrée dans l’Amazonie avec tous ses fleuves, une faune mais surtout une flore extraordinaire. Ce qui la distingue peut être de d’autres régions de l’Amazonie est que c’est, avec les zones en basse altitude de La Paz, la région qui produit la coca bolivienne. On a aussi pu entendre parler d’elle dans des films tels que « Scarface » qui parle d’une autre époque pas si lointaine ou la cocaïne se vendait sur le bord des routes et les narcos venaient se fournir en hélicoptère. Aujourd’hui, ce sont les services des « stups » bolivien qui nous contrôlent à plusieurs reprises en allant dans cette région. Ils vérifient que l’on n’importe pas les nombreux produits chimiques nécessaires à l’élaboration de ces produits d’exportation. La grande partie est à destination des USA, grands consommateurs de cocaïne. Autant dire que c’est une région qui représente un des grands enjeux de la Bolivie. La coca, pas la cocaïne. C’est ainsi que l’on connait le discours du président Evo Morales.

Cette communauté, vous l’aurez compris, vit essentiellement de la coca produite mais aussi de la banane et d’autres cultures vivrières. Le problème est que la vente de bananes ne suffit pas. J’étais impressionné par la taille du régime de banane qui était accroché sous la maison de Zenon Mamani (les maisons sont sur pilloti du fait de sa nature inondable), le représentant de l’activité de tourisme solidaire du village qui m’a accueilli. Je lui demandais alors s’il était possible de vivre de cette culture. Il m’a répondu que c’était très difficile. 200 kg de bananes sur le marché sont vendus 80 bolivianos soit un peu plus de 8€ ! Cette communauté tente maintenant de développer une activité de tourisme solidaire et communautaire de type agro tourisme afin, notamment, d’expliquer ce qu’est la culture de la coca. C’est une région très différentes d’Altamachi mais qui n’en ai pas moins fascinante.

Quelques jours plus tard, mi juillet, je commençais à me préparer à aller au Pérou afin de renouveler mon visa. En effet, le visa tourisme est normalement valable 90 jours. Au delas, il faut se rendre dans un pays voisin et revenir pour renouveler son visa. Il est donc temps pour moi d’aller au poste frontière et passer quelques jours au Pérou. Surprise, en regardant le tampon qui fait office de visa ici, il était griffonné en bas à droite, « 30 » ce qui signifie qu’étant arrivé fin avril, mon visa expirait fin mai et nous sommes en mi-juillet. Cela fait donc 2 mois que je suis sans papier. Heureusement, cela n’a rien à voir avec la France. Je suis allé au service d’immigration qui a à peine regardé la date, tamponné en rouge « 90 jours » en oubliant pas de me dire qu’il me reste légalement 9 jours sur le territoire bolivien et pas un de plus. C’est bon je n’ai pas eu à payer l’amende de 14 bolivianos (environ 1.5€) par jours sans visa prévu dans la loi. Ouf.

Deux jours plus tard, un soir, je vais acheter mon journal et m’assoie sur un banc pour attendre un copain sur la place 14 septembre, place centrale de Cochabamba. Deux personnes dont une en uniforme s’approche de moi, se présente en temps que policier d’Interpol. « Vos papiers s’il vous plait monsieur ». Oups, je ne les ai pas avec moi. Ayant été averti par le lonely planet que l’on peut se faire contrôler par de faux policier afin de se faire soutirer de l’argent, je leurs demande leurs cartes (même si je n’ai jamais entendu pareil histoire de toutes mes rencontres ici, mais cela peut arriver parait il…). Oui oui, ce sont bien deux charmants policiers d’Interpol qui ne manqueront pas de m’emmener au poste juste à côté afin de me poser une myriade de questions. Après une demi heure d’interrogatoire, il me précise que j’ai 10 minutes pour aller et autant pour revenir de mon hostal avec mon passeport. « Que faite vous ici », « mais si vous êtes ici pour travailler avec une association, vous devez avoir un visa de travail ! », « Ok, vous nous dites que vous êtes stagiaire, mais alors qu’est ce qui nous le prouve ? », Pff, bon aller, je leur passe Julio par téléphone, le président de l’asso qui pourra confirmer mes dires… Bref, j’aurais passé une bonne heure en bonne compagnie (héhé). Plus tard, dans la soirée, je rencontrerais deux autres français avec qui j’ai sympathisé. Eux ce sont fait réveiller à 8 heures le matin par ces policiers, à leur hôtel pour se faire contrôler leurs papiers. Pourquoi tant de control à ce moment précis ? Malgré quelques pistes d’explication incertaines, je n’en saurais pas plus. Par contre, je me disais qu’heureusement que depuis 2 jours mes papiers étaient en règles !!

Bon, 24 juillet, c’est le moment d’aller au Pérou. Je suis donc allé à La Paz, puis Copacabana, une ville près de la frontière Péruvienne et Chilienne, en bordure du Lac Titicaca puis Puno, au Pérou ou je resterais deux jours. Seb, un pote de la promo de Bordeaux qui travaille dans les réserves naturels du pays m’y à rejoins. Pour allier l’utile à l’agréable, après Puno, nous sommes retourné à Copacabana ou un bateau nous à emmené jusque la communauté de Challa, présente sur l’île du soleil et membre du réseau pour lequel je travaille. Passage de la frontière mais dans l’autre sens cette fois. Un bureau...tampon de sorti, un autre bureau…tampon d’entrée. Nous discutons tranquillement avec le policier de la frontière. Nous sommes accompagnés de deux amies rencontrés dans la demi-heure dans le bus. L’une Suisse, l’autre Américaine… « Ha, vous êtes américaine, pour vous mademoiselle ce sera 135 dollars et quelques papiers à remplir ». Par contre son visa est valable 5 ans.

Nous avions prévu de partir à 13h30 de Copacabana. Pas de problème. Accompagné de nos deux amies, nous prenons notre temps pour se restaurer. On se prend 20 minutes de marge pour être sur d’être à l’heure sur la bateau…mais nous sommes de retour à l’heure bolivienne qui est une heure plus tôt qu’au Pérou. Cela fait 40 minutes que le dernier bateau est parti… Finalement, notre désarroi se révèlera être une aubaine. Plutôt que d’être sur un bateau chargé de touristes, nous sommes peu nombreux et avec des habitants des communautés de l’île. Parfais. C’est parti pour une heure et demie de navigation sur ce lac mythique. A vrai dire, j’appréhendais un peu ce genre d’endroit touristiques que j’ai pris l’habitude de fuir. Mais une fois arrivé sur cette île, mis à part un port touristique et Challapampa, une communauté à trois heure de marches du port, il n’a presqu’aucun touriste à Challa (une heure et demi du port et un peu excentré). Ainsi, le village qui est affilié au réseau TUSOCO à su préserver son authenticité dans un petit coin de paradis. Le village est juste au bord du lac qui se confond avec une mer par sa taille (un tiers de la surface de la Belgique), les gens sont très accueillants et il fait bon. Bref, nous sommes malheureux quoi. Par contre, j’avais prévu de faire un travail sur cette communauté mais durant le temps qui m’était attribué, et à cause de certaines difficultés de communication, je n’ai pu rencontrer Estéban, le représentant de la communauté. Il me faudra donc revenir avant de partir. Sur le chemin du retour et après quelques jours de grand soleil, nous restons bloqués à La Paz pour cause de neige ! Les habitants que nous avons croisé nous font par de leurs étonnement. Nous sommes en hiver mais ici c’est en été (hiver de chez nous) qu’il y a de la pluie, de la neige ou ce genre de météo. A force de voyager, je ne fait qu’observer un certain bouleversement climatique généralisé. Espérons que nous aurons la sagesse de réagir à temps… Après ces quelques jours de semi vacances, je suis de retour à Cochabamba…J’ai prévu d’autres visites de communautés cette semaine et la semaine prochaine. Je vous redonne donc des nouvelles très vite.

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