Mondialisons nos solidarités

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mercredi, février 17 2010

La revue Nature & Progrès parle de la Campagne !


Le Nature & Progrès n°26 de février mars 2010 est sorti !

Un double page est dédiée à Frères des Hommes et à nos engagements en faveur la promotion de l'agriculture paysanne et de l'alimentation saine, en France à travers l'appel Alimentons les Régions, et à l'international à travers la Campagne Mondialisons nos Solidarités.

Pour lire l'article, cliquez ici
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mardi, février 16 2010

La Campagne illustrée par les étudiants de l'INFA


Mondialisons nos Solidarités : l'agriculture paysanne et l'alimentation saine sont des enjeux citoyens partout dans le monde.
" Tous à vos souris !! ", c'est ce qu'à proposé Carmela Garipoli, professeur d'infographisme à l'Institut National de Formation et d'Application de Marseille, à ses étudiants.

Dans le cadre d'un cours de pratique de logiciels en illustrations graphiques, les 18 étudiants ont mis leur imagination et leurs talents artistiques à profit pour illustrer la campagne Mondialisons nos Solidarités. Les idées ont fusé, les concepts développés sont variés, le travail rendu est vraiment de qualité !
A vous d'en juger... :

1. Agnès Lafitte

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Affiche

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Flyer

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Carte postale - recto


2. Anthony Rech

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Affiche 1

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Affiche 2

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Carte Postale 1 - recto

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Carte Postale 2 - recto


3. Audrey Gonon

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Affiche

Autocollant contour
Auto-collant

Carte postale 145x100 recto
Carte postale - recto


4. Axelle Hallé

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Affiche


Auto-collant 1


Auto-collant 2

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Auto-collant 3

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Auto-collant 4


5. Boris Belau

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Affiche

6. Eglantine Zala

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Affiche 1

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Affiche 2

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Auto-collant

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Carte Postale


7. Elodie Plogman

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Affiche 1

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Affiche 2

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Carte Postale 1 - recto

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Carte Postale 2 - recto


8. Francis Génin

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Carte Postale - recto

9. Hervé Pierret

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Affiche 1

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Affiche 2

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Auto-collant


10. Laura Bellion

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Carte Postale - recto 1

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Carte Postale - recto 2

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Carte Postale - recto 3

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Carte Postale - recto 4

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Carte Postale - verso4


11. Laura Roff

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Affiche

12. Laurent Dupuis

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Affiche

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Carte Postale - recto 1

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Carte Postale - recto 2


13. Ludovic Carminati

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Affiche 1

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Affiche 2


14. Nathalie Ruel

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Affiche


15. Renaud Fontaine

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Affiche 1

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Carte Postale - recto


16. Romain Saint André

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Affiche 1

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Affiche 2

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Affiche 3


17. Sandra Heinen

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Affiche

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Carte Postale - recto


18. Valérie Scotto

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Affiche

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Carte Postale - recto

lundi, février 8 2010

Les DynamoS’olidaire de passage à Paris le vendredi 12 février, après 14 000 kilomètres en selle !


Les DynamoS'olidaire ont donné des milliers de coups de pédales afin de soutenir et rejoindre TRD dans le Sud de l'Inde, partenaire de la campagne Mondialisons nos Solidarités !


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Ils sont partis il y a 10 mois, les voilà de retour en France !
Ils ont pédalé 14 000 kilomètres, d’Orléans à Trichy dans le Sud de l’Inde
Ils ont réalisé 20 reportages sur ceux qui font le développement durable dans 12 pays,
Ils ont récolté 20 000 € pour le projet de développement de l’agroécologie que Frères des Hommes mène avec l’association indienne Trust Rural Development (TRD), partenaire de la campagne Mondialisons nos Solidarités
Ils ont passé 1 mois avec les familles paysannes qui participent au projet avec TRD.



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Les DynamoS’olidaire feront étape à Paris sur la place Saint Michel le vendredi 12 février à partir de 11h. A cette occasion, les proches et sympathisants de Frères des Hommes les accueillent autour d’un thé indien solidaire. Loïc Debray, Tanguy de Belmont et Thomas Heinry raconteront leur périple et leur expérience au cœur de TRD, projet mis en place avec les familles paysannes autour d’une ferme modèle et d’une banque de grain.


DynamoS’olidaire, qui sont-ils ? D'avril 2009 à février 2010, Loïc Debray, Tanguy de Belmont, Thomas Heinry et Sylvain Koch-Mathian ont pédalé d’Orléans, leur ville d’origine, jusqu’à l’Etat du Tamil Nadu au sud de l’Inde, où ils sont arrivés le 6 janvier dernier. Le fil conducteur du voyage des Dynamo a été de découvrir et faire découvrir les initiatives locales de développement respectueuses de l'environnement. Dans l’ensemble des pays traversés, ils ont rencontré des habitants qui se mobilisent pour construire ensemble des solutions de développement durable. Des éco-quartiers d’Europe de l’Ouest, en passant par des organismes d’écotourisme autour du lac Baikal ou un village écologique en Chine, jusqu’à la ferme modèle dans le Sud de l’Inde, ce sont plus de 20 reportages qu’ils ont réalisés. Les jeunes de Dynamo ont « vendu » les kilomètres parcourus. Ils ont ainsi réunis 20 000€ pour financer un projet d’agriculture biologique et durable en Inde mis en place par l’association Trust Rural Development (TRD) avec Frères des Hommes. Ils viennent de passer un mois auprès de TRD, pendant lequel ils ont partagé avec les paysans indiens les initiatives de développement durable rencontrées pendant leur trajet. Ils ont découvert le quotidien des familles paysannes engagées dans un programme d’activités qui leur permet de développer l’agriculture paysanne pour en finir avec la faim et la pauvreté.

Retrouvez ici les infos sur :

Le projet des Dynamo

Les activités de Frères des Hommes avec TRD

Les reportages des Dynamos, en ligne sur leur blog

Et pour voir l'album photos du séjour des Dynamo au TRD, cliquez ici


mercredi, janvier 27 2010

Album photos du projet



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L'équipe du TRD, formateurs et coordinateurs, au grand complet.

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Premier groupe de formation aux techniques agro-écologiques.

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Formation sur comment cultiver du riz bio. Le cours débute par une collecte d'échantillon de riz biologique issu des parcelles de démonstration du TRD.

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Une fois la collecte finie, les paysans analysent les échantillons puis il se regroupent et dessinent ce qu’ils ont vu.

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Chaque groupe présente son panneau et les observations qu’ils ont faites.

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Cours d'apprentissage pour la fabrication d'engrais naturel à partir de bouse de vache.

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Le TRD possède 3 vaches. Avec les 4 à 5 kg de bouze par jour que chaque vache produit, 5000 kg de composte par an sont fabriqués pour alimenter les parcelles de démonstration de l'association.

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Cours de fabrication de pesticide biologique à base de noix de coco et de petit lait.

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Collecte des insectes et des prédateurs mangeurs d’insectes sur les parcelles de démonstration. Selon le formateur « Si les insectes et les prédateurs sont en même proportion alors il n’y a pas de danger pour la plante.»

samedi, janvier 9 2010

Album photos du projet



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Visite d'un champs de manioc appartenant à un paysan de l'UGPM. Le manioc est une plante dont la racine est utilisée comme semoule et comme fécule (tapioca).

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Les animateurs de l'UGPM se rendent régulièrement dans les villages rendre visite aux groupements de l'Union afin d'évaluer les avancements des programmes de soutien et les besoins des familles.

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Champs de Niébé, aliment très consommé et facile à produire dans la région de Thiès.

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Un épi de mil dans un champs de sorgho. L'UGPM incite les paysans de la région à produire plus de céréales pour la consommation locale, et moins d'arachide pour les exportations.

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Un membre de l'UGPM nous montre le grenier à grains que lui et son groupement sont en train de fabriquer.

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Les paysans de l'UGPM revendent leurs légumes et fruits sur les marchés des villages.


Jeune paysans sénégalais qui a pu rester vivre à la campagne et développer la production et la transformation de l'arachide pour en faire de l'huile et la revendre dans la région de Méckhé.


Les paysans de Ndande ont développé la culture du manioc. Les plats les plus connus dans la région à base de manioc sont le foufou, l'attiéké (un couscous de manioc), le Mpondu (à base de manioc et de poisson), et le (Mpondu-Madesu), à base de manioc et de haricots.


L'UGPM propose des formations à la vannerie afin que les paysans puissent compléter leurs revenus pendant les périodes de soudure.


L'arachide : première production au Sénégal. L'UGPM essaie de sensibiliser les paysans à produire moins d'arachide et plus de produits vivriers. L'Union les forme également à la fabrication d'huile afin de diversifier les activités et augmenter les revenus des familles paysannes.

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Système pour extraire de l'eau à Kaydara pour une ferme école : le soleil a été privilégié à un groupe électrogène pour alimenter le château d'eau.

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A Ndiayene Lack, l'UGPM a posé un panneau multifonctions afin d'approvisionner le village en électricité.

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Installation des panneaux solaires par l'équipe de l'UGPM

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A Ndiayene Lack, un congélateur permettant de garder des réserves d'eau ou de jus a été installé. Cela constitue une autre source de revenus pour les villageois qui peuvent ainsi vendre des boissons.

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Le programme énergie solaire a permis à certains villages d'avoir ses places publiques éclairées.

vendredi, janvier 8 2010

Le développement rural, c’est permettre aux paysans de vivre à la campagne


MONDIALISONS NOS SOLIDARITÉS
Le développement rural, c’est possible au Sénégal !


Au Sénégal, le niveau de vie s’est fortement dégradé en milieu rural, du fait de la crise profonde que connaît l’agriculture, principale activité économique des populations. Cette crise a également des effets sur le milieu urbain du fait de la migration massive de jeunes peu ou non instruits à la recherche d’opportunités meilleures dans les grandes villes, où ils se retrouvent bien souvent économiquement marginalisés et socialement exclus.

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Adama, en bleu, et ses fils sont paysans de génération en génération : ils nous montrent leur champs de manioc.

Afin de contrecarrer l’exode rural, l’Union des Groupements Paysans de Méckhé (UGPM) s’est fixé un double défi : soutenir une agriculture paysanne de plus en plus menacée et appuyer d’autres secteurs économiques permettant de diversifier les chances de chacun en milieu rural. Pour cela, l’UGPM a mis en place divers programmes dans 5 communes rurales (Méouane, Koul, Mérina Dahkar, Ndande et Méckhé) et 89 villages autour de la ville de Méckhé dans la région agricole de Thiès, à l’ouest du pays.

L’UGPM, qui fédère aujourd’hui plus de 5000 familles, intervient avec Frères des Hommes pour :
- accroître quantitativement la production en distribuant par exemple des semences de qualité au temps opportun et en quantité suffisante ;
- diversifier la production dans un esprit de valorisation des ressources locales (par exemple les variétés traditionnelles de céréales, de bissap, de niébé ou encore des variétés d’arbres fruitiers) ;
- la formation des paysans aux techniques agro écologiques, qui protègent l’environnement et occasionnent moins de frais que l’achat d’engrais et de pesticides ;
- développer des activités de transformation (valeur ajoutée des produits) et améliorer la commercialisation ;
- sensibiliser les producteurs de la région pour une diminution des cultures d’exportation au profit d’une production vivrière qui nourrit la population locale.

L’objectif : que l’agriculture paysanne reste une activité économiquement viable et socialement reconnue.


A Mborine, les paysans et leur famille ont créé leur groupement de paysans et font partie de l'UGPM.

L’UGPM et Frères des Hommes interviennent également dans différents domaines pour réduire le phénomène de soudure (La soudure est la période qui s’étale entre le moment où les récoltes de l’année précédente sont toutes consommées et celui où les récoltes de l’année en cours sont disponibles) qui pèse sur la sécurité alimentaire et l’endettement des familles. Nos deux organisations mettent en place:
- des banques de céréales pour pallier aux besoins alimentaires durant les périodes de soudure ;
- des fonds d’épargne et de crédits rotatifs (en cliquant ici, vous aurez accès au rapport sur le programme, rédigé par Timothée Bindi, stagiaire pour Frères des Hommes auprès de l’UGPM) ;
- des formations non agricoles pour développer des activités génératrices de revenus, notamment en menuiserie.

Enfin, le programme solaire, dernier né, cherche à améliorer les conditions de vie dans les villages, notamment grâce à l’éclairage public, l’accès à l’eau potable ou pour l’irrigation. Pour plus d’informations sur ce nouveau programme, cliquez ici et vous pourrez lire des nouvelles fraîches du terrain publiées par Timothée Bindi sur son blog et illustrées de photos.


Entrée du Centre de l'UGPM pour le développemnt du programme "énergie solaire"

Présentation de l’UGPM
L’Union des Groupements Paysans de Meckhé (UGPM) est née en 1985. L’UGPM est une organisation membre de la FONGS/Action paysanne et elle participe à ce titre pleinement au combat pour la promotion des ruraux et la défense de l’agriculture familiale du mouvement sénégalais et Ouest-africain. (La FONGS, Fédération des Organisations Non Gouvernementales du Sénégal, qui est à la base de la création du "Conseil National de Concertation et de Coopération des Ruraux", CNCR, après un forum qu’elle a organisé en 1993 sur le thème « Quel avenir pour le paysan Sénégalais ?». Le CNCR a lui-même contribué activement à la création en 2000 du ROPPA, Réseau des Organisations paysannes et de Producteurs d'Afrique de l'Ouest, dont le premier président est un membre de l'UGPM.)

Les groupements de l’UGPM sont constitués des habitants d’un village qui souhaitent unir leurs efforts afin de trouver des solutions à leurs problèmes. De 5 groupements fondateurs en 1985, l’union compte aujourd’hui 77 groupements représentés dans 89 villages. L’Union est implantée dans 62 villages de la communauté rurale de Koul, 13 de celle de Méouane, 12 de celle de Mérina Ndakhar (3 communes qui appartiennent au département de Tivaouane dans la région de Thiès), 1 village de la communauté rurale de Ndande du département de Kébémer dans la région de Louga et 1 dans un village de la commune de Meckhé. Les groupements comptent aujourd’hui plus de 5 000 membres parmi lesquels 61% de femmes. Les membres sont répartis dans 2050 exploitations familiales.


Timothée Bindi, stagiaire à Frères des Hommes auprès de l’UGPM, est parti à la rencontre de quelques paysans de Mborine, petit village du Cayor, au milieu des champs d'arachide, de manioc et de mil.

Cheikh Fall a intégré l’Union des Groupements Paysans de Meckhé (UGPM) dès sa création. Il est le chef du groupement de paysans de Mborine.
cheick_fall.jpg« Avant, entre deux récoltes, quand la nourriture venait à manquer, nous nous endettions auprès d’usuriers pour pouvoir survivre. L’UGPM nous a permis de nous regrouper avec d’autres agricultueurs et de stocker des grains et autres vivres pour passer ces périodes difficiles. L’Union nous a également distribué des semences de bonne qualité qui nous ont permis d’améliorer en quantité et en qualité notre production. Grâce à un programme de microcrédit, j'ai pu acheter du bétail et donc avoir une nouvelle source de revenus. C’est donc grâce à l’UGPM que j’ai pu rester à la Campagne et continuer à vivre de l’agriculture. Aujourd’hui, j'ai bon espoir. Je pense que l'UGPM agit efficacement pour l'emploi en nous permettant d’avoir de nouvelles activités agricoles pour compléter nos revenus. J'espère que cela aidera nos jeunes à ne pas devoir fuir les campagnes ! »

Madame Diakhou Fall est responsable d'une ferme et membre de l'Union des Groupements de Paysans de Meckhé (UGPM) depuis sa création.
                               « Quand j'ai su qu'une association de développement du monde rural venait d'être créée, j'ai adhéré sans hésiter. J'avais besoin d'aide. L'UGPM m'a permis d'atteindre un niveau de vie correct et donc de rester en campagne et de vivre de mes activités agricoles. Les semences de qualité et la possibilité de faire de l'élevage que l’Union m’a offert m'ont permis d'augmenter mes revenus, de lutter contre la soudure et d’éviter l’exode. Aujourd’hui, j'ai confiance en l'avenir, notamment pour continuer de cultiver les terres que nous avons : les techniques de fabrication d'engrais naturels que nous enseigne l’UGPM, que nous fabriquons grâce à notre bétail et qui nous coûte bien moins cher, me donne l'espoir de pouvoir encore développer l'agriculture. »

Rockhaya Diop est la femme d’un responsable d'une exploitation familiale, membre de l'UGPM depuis son commencement.
                               « Au début, nous avons adhéré à l'UGPM pour contracter des crédits afin de pouvoir acheter des semences et faire de l'embouche (engraisser le bétail). C'était essentiellement pour améliorer nos conditions de vie. L'UGPM a permis sans nul doute d'amoindrir certaines difficultés, et d'augmenter nos revenus. Les formations organisées sur la création de fumier organique nous ont permis d'éviter de nous endetter une nouvelle fois pour acheter de l'engrais. Le stockage de grains que l’UGPM organise pour les années à suivre nous donne également plus de sérénité quant à notre futur. Nous avons réussi à épargner un petit peu grâce aux caisses communes de solidarité que nous avons créées avec les familles membres de notre groupement, ce qui constitue un gage de sécurité pour les moments difficiles. Néanmoins, la situation est encore délicate. C’est pour cela que nous faisons du commerce et de la vannerie pour essayer de diversifier les revenus. »

Album photos du projet




Paysans de KPA réunis en coopérative de producteurs de riz


Paysanne indonésienne de la coopérative en train de récolter le riz


Paysan indonésien membre de la coopérative en pleine récolte du riz


Iwani nous fait visiter les plantations de thé de la grosse multinationale qui l'a expulsé elle et sa famille de leurs terres


Les membres du KPA manifestent pour la réforme agraire à Jakarta


Les femmes paysannes sont fières de nous montrer les greffages qu'elles ont fait suite à une formation dispensée par le KPA

Album photos du projet




Les paysans de Nyabimata durant une formation pour la contruction des terrasses progressives

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L'une des collines transformées en terrasses progressives par les paysans de Nyabimata afin de développer l'agriculture vivrière


Paysans en train de semer des graines distribuées par le centre de semences


Les femmes ont été défricher des champs


Troupeau de chèvres données aux petits producteurs par Frères des Hommes et ADENYA dans le cadre du projet


Savez vous planter les choux à la mode rwandaise?


Centre de production de semences et de plantules


Plant biologique issu des greffes du centre de production

Album photos du projet



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Intérieur du magasin Kampesino, à Cochabamba

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Extérieur du magasin Kampesino, à Cochabamba


Les producteurs de blé de Cochabamba suivent une formation en gestion pour renforcer l'organisation de leur coopérative

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Les petits producteurs du CIOEC revendent leurs récoltes sur le marché de Cochabamba (1)

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Les petits producteurs du CIOEC revendent leurs récoltes sur le marché de Cochabamba (2)

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Les petits producteurs du CIOEC revendent leurs récoltes sur le marché de Cochabamba (3)

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Les petits producteurs du CIOEC revendent leurs récoltes sur le marché de Cochabamba (4)

Album photos du projet



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Ayiti, ou la terre des hautes montagnes

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Dans la coopérative de Colladère, les paysans arrosent les plants de la pépinière

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Jean-Baptiste Chavannes nous fait visiter les jardins maraîchers du MPP

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Une papaye des jardins fruitiers du MPP, bientôt mûre!

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Des jeunes paysans de la coopérative agricole de Marmont préparent la terre pour y planter des aubergines

VLUU L110  / Samsung L110
Formation sur les techniques de compostage dans la coopérative de Colladère

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Nelson Février extrait le miel des ruches de la coopérative de Colladère

mardi, décembre 15 2009

Un partenariat, pour ajouter aux solidarités locales la solidarité internationale


Pourquoi un partenariat avec Frères des Hommes?

          "A Vaucresson, nous avons accepté de soutenir les projets de Frères des Hommes, association qui œuvre pour le développement et l'autonomisation des pays du sud, dans un respect des pratiques locales. Nous pensons que leur action est complémentaire avec notre soutien au développement d’une agriculture biologique de proximité. En aidant les pays du sud à développer leurs ressources de façon durable, dans le respect de l’homme et de l’environnement, nous élargissons notre champ d’action. Pour que les pays du Sud ne soient pas en reste, participons à la campagne Mondialisons nos solidarités. "



Isabelle Lambert, co-fondatrice de l'AMAP Le Cresson Gourmand de Vaucresson


Pourquoi un partenariat avec l'AMAP Le Cresson Gourmand?

          "A Frères des Hommes, nous soutenons des initiatives de ceux qui, dans les pays du Sud, luttent localement pour une alimentation saine et le développement de l’agriculture paysanne. Nous pensons que de nombreux acteurs en France sont sensibles à cette vision et par leurs choix de consommation privilégient ce type d’agriculture. Avec la campagne Mondialisons nos solidarités, nous souhaitons que se retrouvent des organisations citoyennes et personnes militantes du Nord et du Sud engagées en faveur des mêmes causes. Ici et là bas nous pouvons nous donner les moyens d’agir et de nous renforcer mutuellement dans nos actions et nos engagements. Nous pouvons ajouter aux solidarités locales la solidarité internationale.

Concrètement, les membres de l'AMAP du Cresson Gourmand de Vaucresson recevront régulièrement dans leur panier, durant deux mois à partir de janvier, des fiches de présentation des actions des organisations partenaires des pays du Sud de Frères des Hommes. Ces fiches diffuseront des témoignages de paysans, militants et citoyens du Sud qui luttent, comme les membres d'AMAP, pour l'agriculture paysanne et l'alimentation saine. Grâce à ces fiches, les membres du Cresson Gourmand pourront choisir de soutenir financièrement les initiatives de Frères des Hommes avec ces militants du Sud afin que nous soyons ensemble pour promouvoir un modèle agricole durable et une meilleure alimentation.

Les membres de l'AMAP de Vaucresson auront également la possibilité de rencontrer les militants du Sud partenaires de Frères des Hommes lors d'une journée militante en mai prochain dans la ferme de Richard et d'Agnès. Cet évènement sera un temps d’échanges de savoirs et d’expériences entre organisations et citoyens solidaires des deux hémisphères."

Luc Michelon, président de Frères des Hommes

AMAP du Cresson Gourmand de Vaucresson : Qui sommes-nous?


Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo


Bien plus qu’un panier…

L’AMAP de Vaucresson (92), Le Cresson Gourmand, existe depuis le printemps 2007. Chaque semaine, ce sont 60 adhérents qui se retrouvent dans une salle prêtée gracieusement par la Mairie de Vaucresson pour partager la production d’Agnès Carlier et Richard Capitaine, maraîchers en bio à Cravent (78).

Au Cresson Gourmand, chaque adhérent joue un rôle dans la préservation de l’environnement. Aujourd’hui, Le Cresson Gourmand c’est bien plus qu’un panier de légumes. Au delà de la livraison d’un panier hebdomadaire de légumes cultivés selon les règles de l’agriculture biologique, nous avons développé et développons des actions afin que les citadins renouent avec la terre et prennent conscience de sa fragilité et de sa richesse. Avec l’aide d’une poignée de convaincus et l’adhésion d’une soixantaine d’adhérents, nous menons des actions qui ont pour but de :


1. Préserver concrètement l’environnement par des pratiques agricoles respectueuses, grâce à :

- L’acquisition d’un cheval de trait, prénommé Rafal, afin d’apporter de la matière organique par le crottin composté, d’éviter le tassement continu des sols et de réduire les pollutions sonores et atmosphériques.

- L’installation de nichoirs et perchoirs afin de favoriser la présence de prédateurs pour limiter l’impact des nuisibles (mulots, lapins de garenne…) sur la production de légumes.


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En mai 2009, Rafal commence à participer aux travaux de désherbage.

2. Développer la notion de solidarité et de proximité entre adhérents et vis-à-vis de nos agriculteurs partenaires.

- En automne 2008, une campagne de parrainage de pommiers a été mise en place. Agnès et Richard souhaitaient diversifier le contenu des paniers qu’ils délivraient aux Amapiens de Vaucresson et ainsi dédier 2.000m² de terre à la plantation de pommiers de type Jonagored et Pinova Corail. Grâce à la solidarité des adhérents de l’AMAP qui sur la base du volontariat pouvaient financer l’achat d’un pommier à raison de 20 € l’unité, 100 pommiers ont pu être rachetés à un arboriculteur du Nord qui cessait son activité. Dans quelques mois les Amapiens retrouveront les pommes dans leur panier

- Même si la charte des AMAPs précise que chaque adhérent doit se rendre une fois par an à la ferme, les adhérents du Cresson Gourmand sont en réalité beaucoup plus assidus. Ainsi les citadins renouent-ils avec la terre, avec le rythme des saisons et adoptent un mode de consommation plus en phase avec l’environnement. De plus, en agriculture biologique, la main d’œuvre est une composante clé. Toutes les interventions chimiques bannies du cahier des charges bio doivent se faire manuellement et les Amapiens se rendent régulièrement à la ferme d’Agnès et Richard pour désherber, planter, égrener et récolter les plantes.

- Chaque nouvelle saison donne lieu à des rencontres. De nouveaux adhérents nous rejoignent. Pour que tous se connaissent et découvrent la ferme, nous organisons à chaque printemps un grand pique-nique sur le thème de l’auberge espagnole, chacun apporte ses spécialités et les partage. Un tour de la ferme permet de découvrir et de suivre les cultures et constitue parfois l’occasion pour les Vaucressonnais de demander des conseils pour jardiner bio chez eux.


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Un bénévole participe à la récolte des courges à la ferme de Cravent.

3. Eduquer et sensibiliser à la richesse de la nature mais aussi à sa fragilité, et notamment les plus jeunes, afin de favoriser des habitudes alimentaires et de consommation responsables.

- La collaboration avec le cinéma de Vaucresson : En novembre 2007, le Cresson Gourmand a organisé en partenariat avec le CCFD de Vaucresson la projection au Normandy, du film « We feed the world ». Ce film suivi d’un débat a permis de prendre conscience des risques liés à la malbouffe et aux pratiques agricoles intensives. Nous avons renouvelé l’opération début février 2009 avec le film Nos enfants nous accuseront » de Jean-Paul Jaud, en présence du réalisateur et de l’administrateur du MDFRG, Laurent Guyager. La mise en place d’une cantine biologique dans le petit village de Barjac en Ardèche, et la démonstration des risques sanitaires lés aux facteurs environnementaux constituent l’argument de ce documentaire militant et passionnant. Pour nos adhérents venus nombreux à cette projection c’est l’occasion d’ouvrir le débat sur le bio dans les cantines.

- Les ateliers Créavent : A la ferme d'Agnès et Richard, à Cravent, pendant que leurs parents participent aux travaux de la ferme de façon bénévole, les enfants découvrent le milieu environnant. Chaque mois, les enfants des adhérents peuvent participer aux ateliers CREAVENT gratuitement. Animés par des bénévoles de l’association, ces ateliers pédagogiques présentent au travers de travaux manuels et de jeux, des thèmes liés à l’écologie, ou à la protection d’espèces animales menacées. Pour ne donner que deux exemples, en mai 2009, Solveig, herboriste patentée, a guidé les enfants autour de la ferme pour réaliser une soupe de mauvaises herbes ; en juin, c’est autour de Rafal que les enfants ont pu découvrir le régime d’un cheval de trait, son travail…


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Atelier Créavent : à la découverte du fonctionnement d’une ruche, ou comment le miel finit sur les tartines.

4. Promouvoir les initiatives d’organisations du Sud qui luttent en faveur de l’agriculture paysanne et de l’alimentation saine.

Nous, l’AMAP Le Cresson Gourmand, nous sommes engagés localement dans la promotion d’une agriculture économiquement, socialement et écologiquement pérenne. L’association de solidarité internationale Frères des Hommes, elle, soutient dans les pays du Sud les initiatives de ceux qui comme nous luttent localement pour une alimentation saine et le développement de l’agriculture paysanne. C’est pourquoi, dès janvier 2010, Le Cresson Gourmand rejoint la campagne « Mondialisons nos solidarités », initiée par Frères des Hommes. Pour en savoir plus sur ce partenariat, cliquez ici !


Pour toute demande concernant le fonctionnement de l’association, les ateliers CREAVENT, ou toute autre information :
amap.vaucresson@gmail.com
Bureau du Cresson Gourmand, 18 avenue du Coteau, 92420 Vaucresson
Isabelle Lambert : 06.88.96.64.63 - Daniel Rohrer : 06.28.05.12.26

mercredi, décembre 2 2009

AMAP Le Cresson Gourmand de Vaucresson


L’AMAP Le Cresson Gourmand de Vaucresson et l’association Frères des Hommes se sont associées dans la Campagne

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A travers la campagne « Mondialisons nos solidarités », l’AMAP Le Cresson Gourmand et Frères des Hommes souhaitent permettre à tous les membres d’AMAP et à tous les citoyens engagés localement en faveur d’une alimentation saine, de l’agriculture paysanne et de l’économie solidaire de renforcer leurs engagements du local à l’international !

Cliquez ici pour en savoir plus sur l'AMAP Le Cresson Gourmand de Vaucresson

Cliquez ici pour en savoir plus sur le partenariat entre le Cresson Gourmand et Frères des Hommes

jeudi, novembre 12 2009

L'agroécologie, c'est le respect de l'homme et de la nature


MONDIALISONS NOS SOLIDARITÉS
L'agroécologie, c'est possible en Inde!


L’agriculture participe grandement à la forte avancée économique de l’Inde : elle représente 20% de son PIB. Elle a été développée massivement au milieu du XXème siècle pendant la révolution verte. Introduite dans les campagnes à partir des années 60, la révolution verte a amené les paysans qui disposaient de terres à se détourner des cultures vivrières traditionnelles pour se lancer dans les monocultures de rente. Outre que ces paysans sont devenus dépendants des ressources financières issues de la vente de leurs récoltes pour se nourrir, ils ont également été encouragés à utiliser des produits chimiques pour fertiliser les terres et pour lutter contre les nuisibles ainsi que des semences OGM. L’utilisation de ces intrants et de ces semences modifiées occasionne à l’heure actuelle de graves conséquences pour les paysans : dépendance financière et technique et problèmes d’endettement qui vont parfois jusqu’à l’abandon des terres, forte pollution des sols et des eaux, perte de la biodiversité, de la qualité des aliments et insécurité alimentaire.

Aujourd'hui, un nombre croissant de petits producteurs s'intéressent à la bio. Ils viennent rejoindre les millions de petits paysans qui continuent de pratiquer une agriculture écologique par tradition autant que par souci d'économie.






















Famille paysanne pratiquant l'agriculture traditionnelle, familiale et vivrière

Pour accompagner ce mouvement, Frères des Hommes et le Trust Rural Development mènent un projet visant à promouvoir l'agriculture vivrière et biologique. La stratégie mise en place se traduit à travers diverses actions :

- 3 formations techniques d’une journée sont dispensées à 100 paysans afin de les sensibiliser et de les former à la gestion des ressources naturelles : pratiques de restauration des sols, techniques d’agriculture biologique et vivrière, importance de planter des arbres fixateurs d’azote, gestion de l’eau et utilisation de pesticides naturels.

- Une formation approfondie de 23 semaines auprès de 25 paysans leur permet de s’approprier les techniques enseignées de façon plus pratique et plus efficace.

- Un fond de crédit rotatif est mis en place pour que les paysans puissent appliquer les techniques apprises et pratiquer l’agriculture biologique.

- 3 formations en gestion des ressources sociales d’un jour comptant chacune 100 paysans sont dispensées afin de les sensibiliser et de les former à l’épargne et à la gestion de fonds de crédits rotatifs, de les informer sur les programmes gouvernementaux favorisant des initiatives de microcrédits et afin de promouvoir la création de circuits courts de distribution.

- La construction d’une ferme de démonstration qui cherche à prouver aux paysans que les techniques enseignées fonctionnent. Cette ferme est constituée d’un hectare où sont plantées 20 variétés de plantes. Un second hectare est loué afin de démontrer aux paysans l’importance de l’organisation de l’espace de l’exploitation afin de favoriser les complémentarités entre les différentes activités, surtout pour la restauration des sols ou la création de systèmes de protection naturelle contre les nuisibles. Cette ferme modèle abrite également une banque de semences biologiques redistribuées aux paysans ainsi qu’une banque de grains.


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La ferme de démonstration du TRD

Aujourd’hui, des ressources financières manquent pour acheter du matériel agricole et une machine pour la transformation du mil et pour la réhabilitation de puits qui permettraient l’irrigation des terres. Le TRD souhaite également construire un hangar où pourraient être stockés les outils et où pourraient se dérouler les réunions entre paysans ainsi que les formations. C’est pour ces raisons que Frères des Hommes fait appel à tout acteur local souhaitant relayer la campagne Mondialisons nos Solidarités afin de promouvoir l’agriculture biologique et vivrière en Inde, agriculture qui protège l’environnement, les petits producteurs agricoles et les consommateurs.


Partenaire au Sud
Le Trust Rural Development, TRD, est une association à but non lucratif qui travaille avec 1500 familles paysannes dans 11 villages, et principalement avec des groupes de femmes, des travailleurs du secteur informel et des groupes marginalisés dans le milieu rural du Tamil Nadu, Etat au sud de l’Inde. La philosophie du TRD est de recréer et maintenir une communauté rurale en associant les droits économiques, sociaux et culturels dans un souci de développement durable.

Témoignage de Ursula Nathan, initiatrice du projet
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«Je m’appelle Ursula, j’ai 43 ans. Ces dernières décennies, de nombreuses multinationales se sont implantées dans notre région et ont détruit les ressources locales. C’est pourquoi, face à la multiplication des monocultures, l’utilisation d’OGM, la déforestation, les engrais chimiques, j’ai créé l’association TRD, Trust Rural Development. Grâce à notre ferme de démonstration, nous enseignons aux paysans des techniques agro-écologiques afin qu’ils retournent à une agriculture traditionnelle et qu’ils cessent de travailler pour ces entreprises destructrices. Ces paysans produisent aujourd’hui du riz et des légumes biologiques et ont atteint une souveraineté alimentaire.»


Ramaraj fait partie des 25 paysans qui sont formés par le TRD aux pratiques agricoles biologiques.

Ramaraj.JPG « Je m’appelle Ramaraj, j’ai 44 ans et je suis paysan. Durant ces 25 dernières années, j’ai pratiqué l’agriculture intensive. On m’avait dit que si j’utilisais des engrais chimiques et des semences modifiées, ma production augmenterait. Ça a été le cas les premières années, mais aujourd’hui, les produits chimiques que j’emploie me reviennent vraiment trop chers et ma terre a complètement perdu sa fertilité. Je produis de moins en moins et je prends conscience qu’il est essentiel, pour ma production comme pour la protection de nos ressources naturelles, de revenir à une agriculture traditionnelle biologique. Mais je ne sais pas produire bio. Les formations que dispense le TRD m’aident beaucoup pour revenir à pratiquer une agriculture durable.»


Pour plus d'information sur le projet de Frères des Hommes et du TRD, cliquez ici



Le premier droit des paysans, c'est d'accéder à la terre


MONDIALISONS NOS SOLIDARITÉS
Développer l'agriculture paysanne en Indonésie, c'est possible !


En Indonésie, les choix de politiques agricoles priorisent les profits de l’agrobusiness aux dépends non seulement des besoins alimentaires de la population mais aussi du respect de l’environnement. L’agriculture vivrière est sacrifiée pour laisser place à la production intensive d’agrocarburants, de thé ainsi qu’à une intensive exploitation minière et forestière. L’accaparement par la force des terres des petits paysans par les entreprises privées est devenu un phénomène récurrent. La preuve en est : chaque famille paysanne qui a des terres cultive en moyenne 0,89 hectares alors que les entreprises minières exploitent en moyenne 500 000 hectares chacune.

          Paysans indonésiens lors de la récolte du riz

Selon Frères des Hommes et le Consortium pour la Réforme Agraire, KPA, très grand mouvement de paysans indonésiens qui regroupe plus de 1 200 000 militants, il est primordial de s’opposer à ces injustices et à ce modèle économique de développement non viable en permettant aux petits paysans indonésiens d’accéder à la terre, d’en vivre et de lui rendre ses fonctions alimentaires et sociales à travers la promotion de l’agriculture paysanne.

C’est en vue de militer pour l’accès à la terre en Indonésie que Frères des Hommes et le KPA se sont associés en 1997. Les premières actions du projet se sont concentrées sur le renforcement des organisations paysannes, sur la popularisation du concept de réforme agraire, qui jusque là avait été mis sous silence pour les pouvoirs en place, et sur le lobbying et le plaidoyer auprès des institutions nationales. Des actions qui ont largement porté leurs fruits puisqu’en 2007, lors des élections municipales, 6 candidats membres d’organisations paysannes soutenues par le KPA et Frères des Hommes ont été élus à la tête de leur village et ont ainsi fortement consolidée le poids politique de KPA au niveau local. Les avancées ont été importantes également pour le Consortium au niveau national. Grâce aux actions de lobbying et de plaidoyer et suite à l’élection du président Susilo Bambang Yudhoyono favorable à la réforme agraire, le KPA a pu devenir l’un des interlocuteurs privilégiés de l’Agence Nationale pour la Terre pour la mise en place d’un programme de redistribution de près de 10 millions d’hectares de terres aux paysans pauvres et sans terre, le PPAN.






















Marche des paysans en faveur de la réforme agraire, mai 2007

Malgré ces premières victoires, la lutte pour la protection et la défense des paysans indonésiens continue. Les nouveaux objectifs que se sont fixés Frères des Hommes et le KPA sont :

- Veiller à l’application réelle du PPAN en impliquant les organisations locales dans l’identification des terres à redistribuer et dans la sélection des bénéficiaires.

- Former les responsables des organisations paysannes au développement agricole, écologique et vivrier par le biais de formations sur les possibilités de gestion collective et de production agroécologique des terres. Ce volet d’accompagnement est essentiel afin que le PPAN ne soit pas contre productif et que les paysans, ne parvenant pas à cultiver, revendent les terres acquises.

- Apporter une aide légale aux paysans chassés ou privés de leurs terres grâce à la formation de 35 avocats sur l’ensemble du pays. Ils interviennent pour défendre les paysans ayant été chassés de leurs terres ou ceux confrontés à des violations de droits humains par les entreprises privées.

- Mobiliser des experts agricoles et juridiques pour rédiger une proposition de loi agraire qui protège les droits des paysans et qui leur permet d’accéder aux ressources naturelles du pays.

- Associer les membres de la société civile et les journalistes à la lutte pour informer la population sur la nécessité et les enjeux du développement d’une agriculture vivrière et la mobiliser pour défendre les intérêts du peuple indonésien.

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Formation des organisations paysannes, octobre 2008

A travers ce projet, Frères des Hommes et le KPA s’engagent dans la lutte pour un modèle de développement agricole durable et pour la souveraineté alimentaire en Indonésie, mais aussi pour aider des milliers de petits paysans à sortir de la pauvreté. Un projet de longue haleine qui nécessite aussi bien une importante mobilisation de militants que de fonds.


Partenaire au Sud

kpa.gifLe Consortium pour la Réforme Agraire, KPA, réunit 273 organisations populaires qui regroupent des paysans, des pêcheurs, des populations indigènes et des associations de défense des droits dans tout le pays, soit 1 200 000 personnes. Le KPA défend la mise en place de la réforme agraire et en donnant aux populations marginalisées les moyens de défendre leur droit d’accès à la terre, contribue à la consolidation du processus démocratique. Frères des Hommes est partenaire du KPA depuis sa création en 1995.

Témoignage de M. Dadang, 38 ans, paysan à Cilawu sur l’île de Java qui défend avec KPA ses droits à cultiver et posséder des terres.

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« Nous nous sommes fait expulsés de nos terres par une grosse compagnie qui y a installé des plantations de thé. Aujourd’hui nous sommes 500 familles à nous battre ensemble. Le SPP (organisation paysanne locale) et le KPA nous aident beaucoup : ils nous ont permis de nous réinstaller sur des terres qui étaient abandonnées. Nous les occupons, même si leur utilisation est encore en cours de légalisation. Nous y avons planté du riz et des légumes afin de développer une agriculture vivrière et respectueuse de l’environnement »







Pour plus d'information sur le projet de Frères des Hommes et du KPA, cliquez ici


L'agriculture durable, c'est se nourrir aujourd'hui et préserver demain


MONDIALISONS NOS SOLIDARITÉS
L'agriculture durable, c'est possible au Rwanda!



Dans la région de Nyabimata au Rwanda, zone rurale isolée aux collines très pentues, les familles paysannes doivent faire face à de gros problèmes d’érosion des sols. De réguliers glissements de terrain détruisent les plants et cultures et petit à petit, le capital fertilité des terres s’épuise. Les agriculteurs n’arrivent plus à assurer une production vivrière nécessaire aux besoins vitaux de leur famille. Cette dégradation entraine aussi pour certains un abandon de l’élevage car la production de fourragères pour entretenir leurs petits cheptels n’est plus suffisante.





















Les paysans rwandais réaménagent les collines en terrasses progressives

L’Association pour le développement de Nyabimata, ADENYA, est une importante organisation non gouvernementale rwandaise qui travaille pour le développement du sud ouest du pays depuis 25 ans. Forte de son expérience dans le développement agricole, elle s’est fixée un objectif de taille : permettre à 180 familles vivant sur les collines pentues de la région de Nyabimata de recouvrer une sécurité alimentaire mais en plus de préserver leur environnement. L’objectif du projet consiste à permettre à ces familles de valoriser leurs ressources naturelles, de développer l’agriculture vivrière et fourragère et de relancer la production pastorale. ''
Frères des Homme''s soutient cette initiative en mettant en place diverses actions :

- Le renforcement de l’organisation locale des agriculteurs pour échanger sur leurs problèmes et s’engager dans des mesures collectives de lutte contre l’érosion,

- La formation et l’information des agriculteurs sur la réglementation en vigueur en matière de protection de l’environnement,

- L’aménagement anti-érosion par les paysans de terrasses progressives sur trois collines et la plantation de 25 km de haies de protection, dont 25 000 pieds d’arbres fourragers à haute valeur nutritive et 250 000 plants de penisetum,

- La donation de 80 têtes de bétails à 40 familles qui, lors de chaque mise à bas, offrent le nouveau né à une autre famille de la communauté,

- La formation des agriculteurs sur des techniques d’amélioration de la fertilité terre (compostage, couverture végétale…) et de leurs productions végétale et animale.

- La mise en place d’un centre de production de semences biologiques et la formation des paysans à des techniques de reproduction végétale.






















Centre de production de semences

Afin d’aider les paysans rwandais à sortir du cycle de pauvreté, Frères des Hommes souhaite pouvoir appuyer ADENYA sur du long terme pour mener à bien ces actions et reproduire le projet dans d’autres communautés de la région touchées par les mêmes problèmes socio-économiques et environnementaux.


Partenaire au Sud

logoL’Association pour le développement de Nyabimata, ADENYA, est une organisation non-gouvernementale rwandaise, créée il y a 25 ans, qui contribue au développement du sud-ouest du Rwanda. Dans cette région non urbanisée, la population est extrêmement pauvre et vit d’une agriculture de subsistance. Pour promouvoir et accompagner les changements économiques, sociaux, environnementaux nécessaires, ADENYA engage les populations dans l’amélioration de leurs conditions de vie. Frères des Hommes a participé à la mise en place de programmes d’activités avec ADENYA dès les premières années de sa création.


Témoignage de Hildephonse, technicien agronome membre d'ADENYA spécialisé dans les semences de pommes de terre
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« A ADENYA, nous avons une serre et nous y greffons des plants biologiques de pommes de terre, d’haricots et de fruits que nous distribuons ensuite aux petits producteurs locaux. Nous avons aménagé les marais des alentours et nous construisons des terrasses progressives sur les collines. Grâce à ces nouvelles surfaces arables, nous mettons à disposition des producteurs de petites parcelles pour cultiver et nourrir leur famille. Je suis vraiment heureux de voir comment les collines de Nyabimata s’améliorent grâce aux terrasses qui stoppent l’érosion et protègent l’environnement. Partis de rien, aujourd’hui les agriculteurs ont une meilleure production agricole et disposent de fourrage pour le bétail».


Témoignage de Rose, paysanne membre d'ADENYA



« Je m’appelle Rose, j’ai 25 ans. Ma famille est très pauvre. Quand j’étais petite, nous avons reçu des semences pour aider la culture. Aujourd’hui, je fais partie d’un comité de paysans pour réaménager la colline sur laquelle je vis. Nous plantons des arbustes pour retenir les sols et produire du fourrage pour l’élevage, nous transformons les terrasses en terrasses progressives et nous aménageons des sentiers. »





Témoignage de Mathias Sentama, 53 ans, président d’un comité de paysans qui aménage avec Adenya des terrasses progressives sur les collines et qui développe l’agriculture vivrière et fourragère.



« Je forme les membres de ma famille et mes voisins à la construction des terrasses progressives. Avant les terrasses, je ne produisais presque rien. Aujourd’hui, ma production a été multipliée par 3, je produis des pommes de terre, du maïs, des haricots, des choux et des carottes. Nous revendons les produits que nous ne consommons pas sur les marchés. Pour ma part, j’ai pu agrandir ma maison et acheter une vache ».







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La souveraineté alimentaire, c'est pouvoir décider de produire ce que l'on mange


MONDIALISONS NOS SOLIDARITÉS
La souveraineté alimentaire, c'est possible en Haïti!



L’agriculture haïtienne est capable de nourrir toute la population du pays mais depuis une vingtaine d’années, la priorité donnée aux importations alimentaires a ruiné cette capacité en sapant la production locale.

Haïti importe actuellement plus de denrées alimentaires que d’autres produits ; 80% de ces recettes d’exportation sont utilisés pour financer les importations d’aliments! La forte hausse des importations entraine une baisse considérable de la production, notamment dans celle de riz, de sucre et de volailles. Et les petits paysans en pâtissent sévèrement : 82% de la population rurale vit dans une situation de grande précarité. La libéralisation du commerce ne fait que contribuer à généraliser la pauvreté et la faim. Les petits producteurs ne peuvent concurrencer les produits importés et seuls, ils ne peuvent rien faire. Le secteur agricole peut renaître en Haïti si un effort réel du gouvernement, de la société civile et des paysans est urgemment mis en place.

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Paysans haïtiens préparant une parcelle pour y planter des arbres fruitiers, Marmont

Le Mouvement Paysans Papaye, MPP, l’a compris et se bat depuis 1973 pour relancer l’agriculture vivrière apte à nourrir la population haïtienne et à enrayer la pauvreté. Acteur très engagé qui regroupe aujourd’hui plus de 60.000 membres, le MPP mène notamment, avec le soutien de Frères des Hommes, un projet qui vise le développement des ressources fruitières et maraîchères et le reboisement de l’île, sur le Haut Plateau Central.

Participants de la formation en greffage
Participants de la formation en greffage

Dans le cadre de ce projet, diverses actions sont mises en place avec, par et pour les paysans :

- Trois pépinières d’arbres fruitiers (mangues, citrons, oranges et pamplemousses) ont déjà été mises en place et des formations aux techniques d’entretien, de greffage et de cueillette des fruits ont été dispensées pour 1100 familles. Cela leur permet aujourd’hui d’augmenter à la fois la production des fruits et leur période de production.

- Des structures de séchages des fruits ont étés construites afin de les conserver et de les stocker, ce qui donne la possibilité aux familles de consommer et de vendre les fruits hors saison.

- Trois systèmes d’extraction de miel ont été mis en place grâce à la fabrication de matériels d’élevage, à l’acquisition de 500 colonies d’abeilles et à la formation de 250 paysans aux techniques apicoles ; les familles peuvent désormais diversifier leurs sources de revenus.

- Les circuits de distribution des mangues, des agrumes et du miel sont à présent contrôlés par les paysans grâce à la mise en place de coopératives, la formation au conditionnement des produits et au lancement de leur commercialisation sur le marché local et national.

- La production de divers légumes a augmenté grâce à des formations en techniques maraîchères respectueuses de l’environnement (utilisation d’engrais naturels produits par le MPP par des méthodes diverses : compost, engrais vert, lombriculture, et de pesticides naturelles) dispensées pour 1400 familles, à la distribution de diverses semences et au développement de systèmes d’irrigation goutte-à-goutte pour 1000 potagers. Les familles accèdent maintenant à une alimentation plus saine et peuvent aussi revendre le surplus de la production.


Entretien des plantules de la pépinière










L'entretien des plantules de la pépinière

Il est aussi envisagé à moyen terme de mettre en place une structure de commerce équitable des mangues séchées et du miel, ouverte à l’international ; les négociations pour la labellisation des produits liée à l’export est en cours.


Partenaire au Sud
C’est un agronome haïtien, Jean Baptiste Chavannes, qui est à l’origine du Mouvement Paysan Papaye, créé il y a plus de 30 ans sur le Haut Plateau Central. L’association, qui regroupe aujourd’hui plus de 60 000 membres, cherche à promouvoir une agriculture innovante, adaptée aux petites exploitations haïtiennes et respectueuses de l’environnement. Le MPP forme et soutient les paysans en leur donnant les moyens d’être acteurs et décideurs de leur avenir.



Déclaration de Jean Baptiste Chavannes, présent au Sommet de Copenhague dans le cadre de la Conférence Internationale sur l'agriculture paysanne comme solution au réchauffement climatique, organisée par la Via Campesina.


En Haïti, Jasma Joachin est formateur pépiniériste pour la promotion de la production fruitière et maraîchère biologique dans la coopérative agricole de Colladère. VLUU L110  / Samsung L110
«J’ai été formé comme greffeur-pépiniériste dans le cadre du projet du Frères des Hommes et du Mouvement Paysan Papaye. Je travaille dans les jardins fruitiers et maraichers de la coopérative du MPP à Colladère où nous avons planté des citrus, des manguiers et des orangers, et produit plus de 8000 plantules. Nous mettons également en place des parcelles de démonstration de tomates, d’aubergines et de bombo afin d’enseigner aux paysans la culture de ces légumes. Nous revendons nos cultures localement et nous distribuons nos plantules et semences aux paysans pour qu’ils diversifient leur production afin que toute personne puisse accéder à une meilleure alimentation.»


Témoignages de paysans qui participent au projet mené par Frères des Hommes et le MPP et luttent pour l'agriculture durable et la souveraineté alimentaire dans leur pays

Estansil a participé à une formation sur les techniques de greffage

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« Je m’appelle Estansil, j’ai 54 ans. Je suis âgée maintenant et j’ai 10 enfants, mais si j’avais eu la chance d’apprendre les techniques de greffage avant, je n’aurais pas coupé tous mes orangers pour faire du charbon afin de payer l’école de mes enfants. J’aurais pu les greffer et gagner plus d’argent. Depuis la fin de la formation, j’ai déjà préparé 20 greffes sur les quelques orangers qu’il me reste autour de la maison. Dès l’année prochaine j’aurai de belles oranges douces qui se vendent bien sur le marché de Hinche. »



Résianie et Fritznel ont participé à une formation sur les techniques agro-écologiques d’irrigation et de compostage

Résianie

VLUU L110  / Samsung L110 « En une semaine j´ai pu apprendre comment préparer de l´insecticide et du compost, préparer les jardins pour planter les légumes et ne plus aller les acheter, combien de temps cela met pour récolter les légumes, etc. Les techniques de formations enseignées sont efficaces ; j´ai beaucoup aimé celle du système d’arrosage goutte à goutte. La formation va tous nous aider à produire et vendre des légumes sur les marchés locaux pour manger et avoir de l´argent pour tous les besoins vitaux.»

Fritznel

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« De retour chez moi, je vais transmettre ce que j’ai appris à 16 personnes. J´espère pouvoir le faire avec la même bonne humeur qu´il y a eu toute cette semaine ! »







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Les circuits courts, c'est de l'économie à visage humain


MONDIALISONS NOS SOLIDARITÉS
Les circuits courts, c'est possible en Bolivie !


Deux tiers de la population bolivienne, pour la majeure partie paysanne, vit dans une grande précarité et doit faire face à une forte insécurité alimentaire. L’agriculture vivrière a longtemps été délaissée par les politiques d’ajustement structurel aux profits d’une production agricole destinée à l’exportation. Ne cultivant plus de quoi se nourrir, la population rurale bolivienne dépend aujourd’hui d’aliments importés, de mauvaise qualité et atteignant des prix bien trop élevés pour leurs moyens.

Dans la région de Cochabamba, sur l’altiplano, la Coordination des Organisations Paysannes de Bolivie, CIOEC, militant bolivien incontournable pour l’agriculture paysanne, aide des coopératives à s’organiser afin de favoriser une agriculture familiale, vivrière et biologique, répondant à des enjeux à la fois alimentaires, économiques et écologiques. Frères des Hommes s’est associé à la CIOEC et à ces organisations pour relever l’un des grands défis qu’elles se sont fixées : relocaliser l’économie par le développement local de la production et de la transformation des produits agricoles en mettant en place des systèmes d’approvisionnement de proximité.

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Femme paysanne de l'altiplano bolivien

C’est dans cet objectif que Frères des Hommes et la Coordination des Organisations Paysannes de Bolivie ont mis en place Kampesino, une entreprise solidaire constituant la branche commerciale du projet. Afin de concrétiser cette initiative, diverses formations sont dispensées aux paysans sur :

- l’élaboration de nouveaux produits transformés dont la fabrication de biscuits à l’amarante, de fromages frais et fromage blanc ou encore de « llahua », mélange aromatique à base de tomates déshydratées et de piment en poudre ;

- le conditionnement des produits transformés et leur étiquetage ;

- la gestion et l’administration du magasin Kampesino où sont distribués les produits.

Participantes à la formation pour la fabrication de llahua

Aujourd’hui, grâce à Kampesino, deux organisations sont parvenues à signer des conventions avec des municipalités afin de fournir les écoles en pain intégral et en rations de fèves et de patates frites pour les repas. De plus, deux supermarchés de la ville de Cochabamba commercialisent divers produits transformés fabriqués par les organisations.

Participantes à la formation de llahua, avril 2009


Magasin Kampesino à Cochabamba
Magasin Kampesino de Cochabamba

Partenaire au Sud
150x125_cioec.gifLa Coordination des Organisations Paysannes de Bolivie (CIOEC) représente les coopératives paysannes et coordonne leurs activités sociales et économiques (production agricole, transformation des produits, artisanat et tourisme solidaire). Sa finalité est de contribuer à la construction d’un environnement propice au développement rural et de permettre aux communautés villageoises de lutter durablement contre l’insécurité alimentaire. La CIOEC regroupe plus de 1000 organisations économiques paysannes dont 23 à Cochabamba.


Témoignage de Rene Herbas, paysan de CIOEC qui lutte en faveur de la mise en place de circuits courts de distribution dans la région de Cochabamba.

Rene.jpg«Nous sommes une coopérative de 20 producteurs et grâce à la CIOEC qui nous fourni du matériel, nous pouvons aujourd’hui transformer notre blé en farine et en pain. Nos produits sont bios. Nous les revendons sur le marché local et via le magasin Kampesino de la CIOEC qui nous assure un prix d’achat minimum et propose à la population un prix de vente équitable. Nous fournissons également des écoles afin de proposer à nos enfants du pain de qualité.»

Témoignage de Gregoria Rojas, 42 ans, productrice de céréales et membre de CIOEC

Gregoria Rojas«Je m’appelle Gregoria. Je suis présidente de l'organisation économique la COMUVA qui regroupe 450 femmes paysannes à Cochabamba. Nous produisons et vendons des céréales. La part d’autoconsommation reste très importante car nous prônons avant tout la souveraineté alimentaire. Le reste de la production est vendu sur le marché local et via le magasin Kampesino. Nous voulons maintenant améliorer la qualité de nos produits et développer une agriculture biologique pour rendre durable notre vie et celle de nos enfants.»


Pour plus d'information sur les projets de Frères des Hommes et la CIOEC, cliquez ici