Mondialisons nos solidarités

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mercredi, octobre 13 2010

Rendez-vous du 11 au 16 octobre à la Biocoop du Retour à la Terre à Paris

La Biocoop « Le Retour à la Terre » ouvre ses portes à la campagne

Du 11 au 16 octobre 2010, 114 avenue Philippe Auguste 75011 Paris

Parce que consommer une alimentation saine en France c’est plus que préserver sa santé, Mondialisons nos Solidarités s’associe à la Biocoop du Retour à la Terre. Quoi de plus vital que s’alimenter ? Pourtant, cet acte banalisé de consommation n’est pas aussi individuel que l’on se plairait à le penser. Nos choix ici ont un réel impact sur un (lointain) là-bas. Parler de l’agriculture paysanne et de l’alimentation saine revient à ouvrir la boite de Pandore : tellement de choses se cachent derrière nos aliments !

Biocoop le retour à la terre

Alors, pour y réfléchir ensemble, Frères des Hommes vous propose d’en parler tous les jours du 11 au 15 octobre entre 12h et 13h30. Au menu : discussions et distribution de fiches thématiques sur les grandes questions liées à l’agriculture paysanne et l’alimentation saine (agriculture vivrière, circuits courts de distribution, accès à la terre …).

Samedi 16 octobre, à l’occasion de la journée internationale de l’alimentation, nous vous proposons de se retrouver entre 11h et 17h pour une journée d’animation. Ce sera l’occasion d’approfondir les thèmes abordés pendant la semaine pour les plus grands et de faire des découvertes pour les plus petits. Le tout dans un esprit décontracté et bon enfant.

Merci au Retour à la Terre pour le soutien de la campagne !

jeudi, septembre 23 2010

Indonésie : « Nous ne sommes pas maîtres du sol »

En Indonésie, 27 millions de paysans sans terre espèrent toujours une réforme agraire. Malgré les intimidations et les violences policières, nombre d’entre eux se mobilisent contre les expropriations menées par des multinationales, en particulier le géant indonésien de l’agrobusiness Sinar Mas, champion de la pâte à papier et de l’huile de palme. De Java à Sumatra, Thibault Simonet, de l’ONG Frères des Hommes, a rencontré ces paysans en lutte.

Indonesie-Thibault.jpg

La situation des paysans est critique en Indonésie : 27 millions sont sans terres, sur une population de 240 millions d’habitants. 56% des ruraux possèdent moins d’un demi hectare à cultiver. Dans un pays où le droit du sol reste vaguement défini, la réforme agraire, attendue depuis 1960, peine à se mettre en place. Les dispositions législatives existent, comme la Basic Agrarian Law, qui clarifient les conditions d’accès à la terre et l’attribution des titres de propriété. Mais la mauvaise volonté politique et la corruption endémique font obstacle à leur application. Les compagnies reines de l’agro-business, comme le groupe indonésien Sinar Mas, qui fabriquent notamment du papier ou de l’huile de palme, profitent sans retenue des flous juridiques : elles font exproprier les petits paysans pour planter en masse de l’acacia ou de l’eucalyptus.

Lire la suite de l'article de Thibault Simonet sur le site de l'agence d'informations sur les luttes environnementales et sociales, Basta! : http://www.bastamag.net/article1189.html

mercredi, septembre 15 2010

La Via Campesina dénonce l'achat d'actions de Monsanto par la Fondation Bill et Mélinda Gates

(Glendive, Montana- 10 septembre 2010)
La Via Campesina, un mouvement international de paysans qui représente les paysans, les travailleurs agricoles sans terre, les pêcheurs, les paysannes, les jeunes et les peuples autochtones, qui rassemble 150 organisations venant de 70 pays sur cinq continents, dénonce l’acquisition par la Fondation de Bill et Melinda Gates d'actions de la compagnie Monsanto. La Fondation a été créée en 1994 par le fondateur de Microsoft William H. Gates et exerce aujourd’hui une grande influence sur les politiques mondiales de développement agricole.

La Fondation concentre des centaines de millions de dollars dans des projets qui poussent paysans et agriculteurs à utiliser les semences et les produits agrochimiques génétiquement modifiés (OGM) de Monsanto. En août, la Fondation de Bill et Melinda Gates qui gère un capital de 33,5 milliards de dollars pour financer les projets philanthropiques de la Fondation (dont Bill et Melinda sont membres du conseil d’administration) a révélé qu’elle avait acquis 500.000 actions de Monsanto pour la somme de 23 millions de dollars. (1)

Selon Dena Hoff, paysanne à Glendive dans le Montana et coordinatrice de La Via Campesina pour l’Amérique du Nord «l’acquisition par la Fondation de Bill et Melinda Gates de parts de Monsanto indique que l’intérêt que la Fondation apporte à la promotion des semences de la compagnie ne tient pas uniquement de la philanthropie mais plus d’un désir de profit. La Fondation aide Monsanto à ouvrir de nouveaux marchés, alors que Monsanto est déjà le plus grand semencier du monde.»

Depuis 2006, la Fondation de Bill et Melinda Gates collabore avec la Fondation Rockfeller, promoteur fervent des OGM pour les pauvres du monde, afin de mettre en œuvre l’Alliance pour la révolution verte en Afrique (AGRA) qui est entrain d’ouvrir le continent aux semences OGM et aux produits chimiques vendus par Monsanto, DuPont et Syngenta. La Fondation a donné 456 millions de dollars à AGRA et, en 2006, a employé Robert Horsch, ancien directeur de Monsanto pendant 25 ans, pour travailler à ce projet.

Au Kenya, environ 70 % des bénéficiaires d’AGRA travaillent directement avec Monsanto (2), près de 80 % des financements de Gates dans le pays ont trait à la biotechnique et plus de 100 millions de dollars de subventions ont été accordés aux organisations du Kenya ayant des liens avec Monsanto.

En 2008, quelques 30 % du fond de développement agricole de la Fondation ont servi à la promotion ou au développement de variétés de semences OGM. (3)En avril, la Fondation de Bill et Melinda Gates et les ministres des finances des USA, du Canada, d’Espagne et de Corée du Sud ont promis 880 millions de dollars en vue de créer le programme mondial sur l’agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP) géré par la Banque mondiale pour «aborder le problème de la faim et de la pauvreté dans le monde» (4).

En juin le GAFSP a annoncé qu’il donnait 35 millions de dollars à Haïti dans le but augmenter l’accès des petits paysans aux «intrants agricoles, à la technologie et aux chaînes de distribution» (5) En mai, Monsanto a annoncé qu’il faisait don de 475 tonnes de semences à Haïti devant être distribuées par l’Agence américaine au développement international (USAID). L’administrateur d’USAID est Rajiv Shah qui travaillait pour la Fondation Gates avant d’être employé par le gouvernement d’Obama en 2009.

D’après Chavannes Jean-Baptiste du mouvement Papaye et coordinateur de La Via Campesina pour les Caraïbes, «Il est choquant pour les mouvements paysans d’apprendre que la Fondation Bill et Melinda Gates a décidé d’acheter des actions de Monsanto tout en donnant de l’argent pour des projets agricoles en Haïti. En fait, ils font la promotion des semences et des produits chimiques de la compagnie. Les organisations paysannes en Haïti dénoncent cette politique qui va à l’encontre des intérêts de 80 pour cent de la population haïtienne, à l’encontre de l’agriculture paysanne – base de la production alimentaire de notre pays.»

La Fondation de Bill et Melinda Gates octroie également des fonds à l’initiative du gouvernement des USA Feed the Future, gérée par le gouvernement. Lors d’une audience d’un sous-comité du Congrès sur Feed the Future, le vice-président de Monsanto Gerald Steiner a déclaré que «Feed the Future était une initiative très intéressante car elle tient compte des impératifs du marché dans lequel Monsanto et d’autres compagnies doivent opérer.... Nous voulons faire le bien dans le monde mais nous voulons aussi satisfaire nos actionnaires.» Steiner a mentionné le projet de Monsanto de développer du maïs résistant à la sécheresse pour l’Afrique, projet qui est aussi financé par la Fondation Bill et Melinda Gates. (6)

Selon Dena Hoff, “Les fondations, quelques soient leurs bonnes intentions, ne devraient pas décider des politiques agricoles et alimentaires des nations et des peuples. La démocratie demande que la population civile bien informée détermine ce qui est dans l’intérêt de la population de chaque nation. «Satisfaire ses actionnaires» semble bien être le motif secret pour s’ingérer dans la santé et le bien-être de la planète et de ses habitants afin de faire du profit».

Ce n’est peut-être pas une coïncidence que Hugh Grant, président directeur général de Monsanto, ait acquis des parts de la compagnie pour la valeur de 2 millions de dollars et Carl M. Casale pour la valeur de 1,6 millions de dollars. «Grant et Casale ont empoché de jolies sommes en vendant des parts de Monsanto pendant des années»(7) Ces achats ont pu être provoqués par l’annonce faite la semaine dernière de la découverte du génome du blé, nourriture de base de deux tiers de la population de la planète. «Pour Monsanto, une carte du génome du blé de qualité pourra nous aider dans nos efforts dans le but de fournir de meilleurs variétés de blé aux agriculteurs.» dit Monsanto. (8) En 2008 la Fondation Bill et Melinda Gates a attribué la somme de 26,8 millions de dollars à l’université de Cornell pour la recherche sur le blé et, en mai, la somme de 1,6 millions de dollars aux chercheurs de l’université de l’état de Washington pour développer des variétés de blé OGM résistant à la sécheresse. (9)

La Fondation Gate continue à inciter les pauvres à utiliser les produits Monsanto, en dépit d’une accumulation de preuves sur les dangers écologiques, économiques et physiques dans la production et la consommation des récoltes et des produits OGM. En juin, la cour suprême des Etats-Unis a jugé l’affaire Monsanto Co contre Geertson Seed Farm, la première affaire sur des récoltes OGM. La cour suprême a reconnu que la contamination génétique de récoltes non OGM par des ADN de transgènes venant de plantes OGM, au moyen du vent ou des abeilles, était nocive et lourde de conséquences pour l’environnement et les agriculteurs. Selon le site web de la Fondation de Bill et Melinda Gates, «AGRA et ses partenaires ont mis en circulation plus de 100 nouvelles variétés de semences améliorées sur le continent (africain). »(10)

La Via Campesina maintient que la meilleure façon d’assurer une alimentation saine, de s’adapter au changement climatique, de conserver les sols, les eaux et la forêt, de revitaliser les économies rurales est de mettre en œuvre des politiques encourageant la souveraineté alimentaire et l’agro-écologie – les fondements en étant les semences natives. L’ONU estime que 75 % de la diversité génétique des plantes du monde ont été perdus au fur et à mesure que les paysans ont abandonné leurs semences natives pour utiliser les variétés génétiquement uniformes produites par les grandes multinationales telles que Monsanto. L’homogénéité génétique rend les paysans plus vulnérables aux changements climatiques brusques et à l’apparition de nouveaux fléaux nuisibles et ravageurs, alors que la biodiversité des semences – avec des semences natives adaptées aux différents microclimats, altitudes et sols – est fondamentale pour faire face au changement climatique. Le fait de sauvegarder et replanter augmente l’agro-biodiversité et renforce la plasticité génétique des récoltes (leur capacité à s’adapter rapidement à des conditions de changements croissants sur plusieurs générations).

Selon Henry Saragih, coordinateur général de La Via Campesina à Jakarta, «La Via Campesina condamne ce détournement de l'aide humanitaire à des fins commerciales et cette privatisation des politiques alimentaires. »

(1)http://www.sec.gov/Archives/edgar/data/1166559/000104746910007567/a2199827z13f-hr.txt

(2) Community Alliance for Global Justice. “Gates Foundation invests in Monsanto.” Press release August 25 2010.
http://www.seattleglobaljustice.org/2010/08/for-immediate-release-gates-foundation-invests-in-monsanto/

(3) Holt-Giménez, Eric. “Monsanto in Gates’ clothing? The emporor’s new GMOs.” Huffington Post. August 26 2010.
http://www.huffingtonpost.com/eric-holt-gimenez/monsanto-in-gates-clothin_b_696182.html

(4) Kellerhals Jr., Merle David. “Finance ministers announce $880 million for Global Food Security.” April 22 2010.
http://www.america.gov/st/develop-english/2010/April/20100422155518dmslahrellek0.9501917.html

(5) Feed the Future. “An Improved Approach to Agriculture and Food Security: Haiti” June 25 2010.

(6) Monsanto Company. “Jerry Steiner speaks to congress about the Feed the Future Initiative.” July 20 2010.
http://monsanto.mediaroom.com/steiner_feed_the_future_initiative_072010

(7) Gottfried, Miriam. “Top Monsanto execs load up on shares.” Barron’s. July 15 2010.

(8) Gillam, Carey. “Wheat groups welcome genetic news; say more needed.”Reuters. August 27 2010.
http://www.reuters.com/article/idUSN277047520100827

(9) Weaver, Matthew. “Gates awards $1.6 million for dwarf wheat research. ”Checkbiotech.org. July 25 2010.
http://greenbio.checkbiotech.org/news/gates_awards_16m_dwarf_wheat_research (10) http://www.gatesfoundation.org/press-releases/Pages/global-trust-fund-for-poor-farmers-100422.aspx



''International Operational Secretariat
La Via Campesina
Jl. Mampang Prapatan XIV/5
Jakarta Selatan 12790 Indonesia
Tel/Fax : +62-21-7991890/+62-21-7993426
E-mail : viacampesina@viacampesina.org
Website: www.viacampesina.org ''

lundi, août 23 2010

C'est encore arrivé le 03 août dernier !

Tous les quatre mois se reproduit un phénomène étrange devant les locaux de Frères des Hommes à Paris : une volée de jeunes européens se presse sur le trottoir de la rue de Savoie pour partager un repas participatif. L’habitant du quartier ou le touriste estival non averti pourrait croire à une flashmob. En réalité ce n’est autre que le coup d’envoi des trois semaines de formation du programme Hemispheres. Et cette fois-ci, je vous prie de me croire, le repas participatif tombait à pic puisque le thème de cette nouvelle session – intitulée « Alimentons le développement » - n’était autre que l’agriculture paysanne.

Et si autour d’un verre de vin (échange culinaire oblige !) certains participants confessent timidement n’avoir été que peu sensibilisés à cette question, ce n’est pas grave. Il faut s’avouer qu’en terme de développement l’alimentation n’est pas au centre des priorités politiques. Mais une forte dose de motivation combinée à une équipe d’intervenants de choc seront venu à bout de ces obstacles. Pour partager leurs expériences et récits de vie se seront succédés Josie Riffaud de la Via Campesina, Douglas Estevam et Augusto Silva De Faria du Mouvement des Sans Terre brésilien (MST).

Le groupe en compagnie de Augusto et Douglas du MST

L’information dispensée aura couvert des thèmes aussi variés que la préservation de la biodiversité, l’accès à la terre, les mécanismes des institutions internationales ou encore les politiques agricoles – pour n’en citer que quelques uns. Si au cours de la première semaine la tendance était aux sourcils froncés, nous n’avons déploré aucun cas d’indigestion mentale. Il faut dire que le jeu de la ficelle est venu donner aux participants de cette 5eme session l’opportunité de visualiser les interconnexions entre les différentes questions abordées ainsi que les interdépendances Nord – Sud.

Le jeu de la ficelle

Loin des constats amers et pessimistes, cette formation aura donné des raisons de militer aux participants grâce à la présentation d'un panel d’alternatives et de luttes. Et pour un engagement durable ainsi que l’organisation d’évènements locaux, Jérôme Guillet de Matières Prises est venu partager son expérience sur les formes de mobilisations. Lors de la dernière semaine de formation, les participants ont expérimenté l’atelier Porteur de paroles dans les rues de Paris et prendre conscience de l’importance d’une démocratie citoyenne.

L'atelier Porteur de Paroles

Comme l’a dit André Gide « Il n’y a pas de problème, il n’y a que des solutions ! ». Au final, il s’agit juste de vouloir les choses suffisamment fort pour qu’elles arrivent.

jeudi, août 19 2010

Le Retour à la Terre, partenaire de la campagne !

Catherine Chalom, créatrice de la boutique du réseau Biocoop "Le retour à la terre" et militante engagée pour la défense de l’environnement et le développement de l’agriculture biologique, a décidé de rejoindre la campagne Mondialisons nos Solidarités.
Plusieurs événements seront organisés dans sa boutique courant octobre auxquels nous ne manquerons pas de vous convier !



logo_le_retour_a_la_terre.jpgLe Retour à la Terre vous propose un vaste choix de produits alimentaires biologiques : des fruits et légumes de saison, des produits frais, des surgelés, du fromage à la coupe, du pain, un très large choix de miels biologiques, des jus de fruit, du vin, des produits sans gluten, des cosmétiques,... et aussi un gigantesque « bar à vrac » avec 150 produits (céréales, riz, légumes et fruits secs,…).

Vous trouverez également une sélection de textiles, de livres, de cadeaux ainsi que des semences, une large gamme de produits sous mentions Nature & Progrès, Demeter (biodynamie) et issus du commerce équitable. En saison, vous découvrirez aussi des fruits issus du verger normand des propriétaires.

  • Le Retour à la Terre organise régulièrement des conférences, des projections débats, des rencontres dégustations avec des producteurs, etc..
  • Le Retour à la Terre fait partie du réseau Biocoop.


INFORMATIONS PRATIQUES :

  • Ouvert lundi, mardi, mercredi et vendredi de 10h à 14h et de 15h30 à 20h ; jeudi de 10h à 14h et de 15h30 à 21h et le samedi de 10h à 20h.
  • http://leretouralaterre.fr
  • 114 Avenue Philippe Auguste - 75011 Paris
  • Métro Philippe Auguste
  • tel 01 44 93 81 81
  • contact@leretouralaterre.fr

lundi, août 9 2010

Les journées d'été des Amis de la Conf' vues par Brenda, militante de Frères des Hommes

Journée d’été des Amis de la Conf' : les paysans semeurs de biodiversité

La biodiversité est la base de la vie, l’outil essentiel de l’agriculteur aussi. Sans biodiversité, on épuise les sols, on fragilise les plants et on recoure aux intrants.
A Bulgnéville (Savoie) du 22 au 25 juillet, les Amis de la Confédération Paysanne ont échangé sur l’agroforesterie, les semences, l’eau et les polycultures… questionnement et solutions ont été avancées pour protéger la biodiversité.

Au cours de ces trois journées, Brenda a pu échanger avec plusieurs participants. Elle nous dresse le portrait de l'une de ces personnes :

"Sarah, la paysanne boulangère, cultive 12 variétés anciennes de blé qu’elle a obtenues de l’INRA de Clermont-Ferrand : 100 graines de chaque espèce, soit 1m2. D’après ses calculs, il lui faudra sept ans pour produire un hectare, d’autant que pour garantir l’intégralité des espèces, il faut espacer d’1m à 1m20 chacune d’elle. Un travail de fourmi. Son enthousiasme ne trompe pas : il y a de la passion derrière tout ça. Dans son espace de travail tout a été réfléchi pour économiser les énergies : celles de la planète et la sienne car « je ne veux pas, comme d’autres, me dégouter de ce métier ». Dans le même bâtiment : le stockage des grains, le moulin, le four et le fournil se succèdent logiquement. Deux jours de travail par semaine (d’1h du matin à 13h) lui suffisent à vivre et lui permettent de profiter de la vie de famille : « on vit simplement »."

Brenda a également participé à plusieurs ateliers et débats. Elle nous propose de découvrir celui animé par Minga, Nature & Progrès, Action consommation, Jardins de Cocagne et autres associations qui se sont mobilisées sur les appels "Alimentons nos Régions" et "Défense des circuits courts".

Journees_d__ete_-_Amis_de_la_Conf__.JPGL’échange a présenté l’intérêt des circuits courts et a pointé du doigt la multiplication visible des contrôles ces derniers temps, ce qui constitue pour les intervenants une menace sur leurs activités. Les échanges ont été bon train et chacun y est allé de son anecdote. Le constat est le même pour tous : c’est le soutien des consommateurs qui leur permet de s’en sortir, « Si l'on veut continuer à vivre de la paysannerie, il faut les consommateurs avec nous ».

L’échange a aussi abordé l’importance du soutien international aux luttes paysannes, illustré par les exemples de la marche Janadesh pour l’accès à la terre en Inde, ou la récente mobilisation des paysans Haïtiens face au « don » de Monsanto : deux luttes relayées et soutenues par Frères des Hommes. A cette occasion, il a été rappelé les achats de terre de multinationales à certains pays, ce qui constitue une nouvelle attaque grave envers les paysans et les citoyens, soutenue par le silence de la communauté internationale.

lundi, août 2 2010

Communiqué des Amis de la Confédération paysanne

amis-conf.jpgBULGNEVILLE (Vosges), le 25 JUILLET 2010
Les journées d’été des Amis de la Confédération paysanne se sont déroulées dans un contexte de crise économique et de crise agricole.

Face à cette situation, les Amis de la Conf’ réaffirment leur détermination à soutenir activement, aux côtés de la Confédération paysanne, la mise en œuvre d’une autre politique agricole. Elle devra permettre aux paysans de vivre dignement de leur travail, de maîtriser les filières de la production à la distribution, de conserver et transmettre leurs savoirs et savoir-faire garants de la préservation de la biodiversité.

Les Amis de la Conf’ s’inscrivent dans la démarche de solidarité avec le monde paysan, solidarité avec les paysans en difficulté en lien avec « Solidarité Paysans », solidarité économique en promouvant les alternatives mises en place contre l’emprise de l’agro-business sur l’alimentation et en renforçant leurs liens directs.

Ces alternatives doivent pouvoir assurer la souveraineté alimentaire à l’échelle régionale, réhabiliter l’agriculture nourricière et plus largement participer à la défense des biens communs de notre « Terre Mère ».

lundi, juillet 19 2010

Les journées d'été des Amis de la Conf'

Cultivons les ressources de la biodiversité


amis-conf.jpgDu 22 au 25 juillet 2010 à Bulgnéville (Vosges), les Amis de la Confédération Paysanne organisent leurs journées d'été, qui réunissent citoyens et militants engagés pour l'agriculture paysanne ! De nombreuses activités sont au programme.

RDV notamment à 18h le samedi 24 juillet afin de revenir sur l'appel "alimentons les régions", lancé par Frères des Hommes, Minga et Nature et Progrès lors des régionales 2010.

mardi, juillet 13 2010

Les solidarités locales et internationales plus fortes que Monsanto ?


Les paysans haïtiens n’ont pas attendu le « don » de Monsanto

pour reconstruire Haïti
Les organisations paysannes premier acteur solidaire en Haïti.
Fortes du soutien de leurs partenaires internationaux, les organisations paysannes haïtiennes sont solidaires des sinistrés du séisme : « La plate-forme des organisations paysannes a acheté plus de 500 tonnes de semences que nous distribuons gratuitement, en priorité aux familles paysannes qui ont accueilli des déplacés du tremblement de terre », affirme Chavannes Jean-Baptiste, responsable du Mouvement paysan Papaye (MPP) en Haïti.

Les semences locales existent en Haïti, et elles sont moins chères.
Le MPP a acheté l’intégralité des semences dans le pays, sur les marchés de Mirebalais, Saint Marc, Gonaïves ou Plaine de Port-au-Prince ; preuve que les semences traditionnelles ne manquent pas en Haïti. Elles sont même moins chères que celles importées, comme l’explique David Millet, volontaire de l’ONG française Frères des Hommes auprès du MPP en Haïti : « Les semences de Monsanto sont près de 10 fois plus chères. Les 465 tonnes distribuées par Monsanto ont été évaluées à 4,5 millions de dollars alors que l’achat de 500 tonnes de semences locales n’a coûté que 750 000 dollars. »

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Utiliser les semences locales,
un bénéfice pour les populations, pas pour les multinationales.
Les variétés locales sont reproductibles à l’infini, contrairement aux hybrides. Les distributions de semences locales permettent de lutter contre la faim sur du long terme, et pas simplement pour l’année en cours. « Dans le programme d’activité du MPP et Frères des Hommes, chaque famille qui a reçu des semences s’engage à remettre la même quantité de semences à une banque de semences communautaire une fois la récolte passée. Ces semences sont ensuite redistribuées aux familles les plus vulnérables l’année suivante », explique Yves Altazin, directeur de l’ONG Frères des Hommes.

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50 € suffisent pour construire un silo à semences.
Les Haïtiens ne sont pas seuls. La solidarité locale en Haïti peut compter sur la solidarité internationale. Des milliers de Français s’engagent dans la durée et prolongent leur solidarité avec Frères des Hommes et le Mouvement paysan Papaye. Oui les Haïtiens peuvent reconstruire Haïti, restons mobilisés à leurs côtés !
Dès juillet 2010, Frères des Hommes et le MPP démarrent un programme de 3 années de développement agricole local en Haïti avec les populations déplacées du séisme. La Fondation de France a accordé son soutien et sa confiance en participant au financement de ces activités.
Au programme : des silos pour stocker les semences, des citernes et du matériel de goutte-à-goutte pour l’irrigation des jardins maraîchers et le stockage de l’eau de pluie ; des banques de semences. Mais surtout, des formations pour les jeunes, sinistrés du séisme, afin qu’ils puissent travailler la terre et reconstruire Haïti.

Pour en savoir plus sur le programme du MPP d'aide à l'installation des familles réfugiées dans les campagnes , cliquez ici !

Contacts

Frères des Hommes
Raul Montero, responsable de la communication
r.montero@fdh.org / 01 55 42 62 60 / 06 65 77 32 86

Mouvement paysan Papaye en Haïti
David Millet, volontaire de solidarité internationale Frères des Hommes auprès du MPP
d.millet@fdh.org / +509 38 59 71 02

dimanche, juillet 11 2010

Un 4 juillet à la ferme de Tremblay

La campagne Mondialisons nos Solidarités, à la rencontre des AMAP de Poissy et des Jardins Enchantés du Vésinet !


Dimanche 4 juillet, les amapiens des Jardins de Poissy et des Jardins Enchantés du Vésinet se sont retrouvés pour une journée conviviale à la Ferme de Tremblay, chez Freddy Letissier, l’un des producteurs des AMAP. Ces AMAP réunissent à elles deux une centaine de familles. L’AMAP de Poissy est l'une des plus anciennes AMAP d’Ile de France, elle a été créée en 2004.

L’accueil est convivial et sous une chaleur de plomb, les bénévoles installent le stand et les expositions afin de présenter la campagne Mondialisons nos Solidarités aux amapiens.

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Une visite est ensuite organisée sur les terres cultivées par Guillain (25 ans), l’un des trois maraîchers des AMAP (le troisième étant Fred Autréaux !). Il explique pour quelles raisons il a choisi de cultiver bio et de vendre ses produits à des AMAP. « C’est plus agréable de travailler la terre en faisant de l’agriculture bio. Les agriculteurs sont les premières victimes des modes de production classique. J’ai choisi de travailler avec des AMAP pour les échanges et les liens qui se créent avec les gens ».

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Après cette visite, les amapiens se retrouvent autour d’une grande tablée pour partager un repas « à la bonne franquette ». Entre deux plats, Michel Fréchou (48 ans), amapien des jardins enchantés, me précise qu’il a choisi d’adhérer à une Amap, « car elle privilégie les relations humaines aux relations commerciales, ainsi que la production locale et que c’est un lieu d’échange, de discussion et d’implication dans son fonctionnement »

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Dans l’après-midi, l’équipe de Mondialisons nos Solidarités propose un jeu aux amapiens : le débat mouvant. Le principe est simple. Trois zones sont définies : une zone « D’accord », une « Pas d’accord », puis une « Neutre », et trois affirmations sont énoncées. Chaque affirmation est polémique et formulée de façon à provoquer le débat entre les amapiens.

En ce qui concerne l’affirmation, « Faire partie d’une AMAP, c’est un acte politique », les avis sont partagés et le débat s’anime. Certains Amapiens pensent « que s’impliquer dans ce système alternatif constitue un acte politique car consommer dans une AMAP, c'est aller contre un modèle de consommation et de distribution et donc faire pression sur un système et sur des politiques» . Mais d’autres Amapiens ne sont pas d’accord et soulignent qu’il s’agit avant tout « d’une contestation, d’une prise de conscience qui est un fait de société et non un acte politique »

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La 2ème affirmation provoque également de vives réactions : « Produire durable pour la consommation locale, un luxe pour les paysans des pays du sud ». Pour certains, c’est un luxe car « les pays du sud sont dans une situation d’urgence, d'insécurité alimentaire et non à la recherche d'une alimentation saine». Pour d'autres, c'est un luxe car «on leur impose des productions destinées à l’exportation, qui ne servent pas à nourrir le pays ; la population consomme des produits importés, qui coûtent moins chers que les aliments produits localement par les petits producteurs ». Enfin, pour ceux du côté des « Pas d'accord», «Mais non, ce n’est pas un luxe mais un choix politique !».

Pour la 3ème affirmation, « La solidarité internationale : un slogan à la mode qui ne changera pas le monde », les avis sont moins tranchés. La plupart des participants s’accordent pour dire que la solidarité, locale comme internationale, est une voie qui va vers la construction d’une société plus juste. Une personne précise que la solidarité internationale « C’est acheter équitable pour créer un rapport d’individu à individu. Le commerce équitable est une autre voie que les AMAP. »

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Suite à l’animation, les débats ont continué sur les rapports Nord /Sud et sur l’association des solidarités locales et internationales. L’équipe de bénévoles a présenté quelques projets au Sud d’organisations paysannes soutenues par Frères des Hommes et partenaires de la campagne Mondialisons nos Solidarités. Les Amapiens se sont montrés intéressés par la Campagne. Dès le mois de septembre, de nouvelles animations devraient être mises en place entre Frères des Hommes et les deux AMAP pour continuer de réfléchir tous ensemble à des actions communes pour mondialiser les solidarités et lutter pour le développement des agricultures paysannes partout dans le monde.

Véronique Fonsale, animatrice bénévole au sein de l'équipe de Mondialisons nos Solidarités

lundi, juillet 5 2010

Amalgames sur les AMAP

Débat sur les systèmes agroalimentaires alternatifs


Selon François Jarrige, la critique d’une autosuffisance agricole des villes, publiée par Roland Vidal et André Fleury dans La Vie des Idées, caricature à outrance les circuits courts de type Amap. Pour saisir la richesse de ces expériences, il convient d’adopter une perspective politique, et non pas uniquement technique.

Ce texte est une réponse à l’article de André Fleury & Roland Vidal paru sous le titre « L’autosuffisance agricole des villes, une vaine utopie ? », La Vie des idées, 3 juin 2010.

Pour télécharger l'article en pdf, cliquez ici.

Dans leur article sur « L’autosuffisance agricole des villes, une vaine utopie ? », André Fleury et Roland Vidal posent la question de l’échelle pertinente pour penser l’autosuffisance alimentaire. Ils insistent sur la complexité et l’ambivalence de la notion d’autosuffisance en montrant que, parfois, « l’écologie d’échelle rejoint l’économie d’échelle » et que la production à proximité des lieux de consommation n’est pas toujours le choix le plus rationnel, ou le plus raisonnable, en matière écologique. À partir de ce constat salutaire, ils choisissent de critiquer les « vaines utopies », « les rêves des citadins » et les illusions « nostalgiques » des partisans de l’autosuffisance, des « circuits courts » ou des expériences du type Amap (Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne). Ces dernières sont disqualifiées en une trop brève phrase finale, comme étant des expériences « si demandées par les citadins et si peu par les agriculteurs franciliens ». Les deux auteurs mettent par ailleurs gravement en garde le lecteur contre la tentation d’« un retour en arrière qui rejetterait ce que la modernité a apporté à l’humanité et à son système d’alimentation ». Mais ce recours au spectre de la barbarie ne semble pas non plus très convaincant : les Amap ou la nouvelle tentation du retour à la bougie en quelque sorte ! Dans leur article, les multiples expériences de circuits courts apparaissent comme la dernière manifestation de l’illusion de citadins désœuvrés, enfermés dans la nostalgie d’une campagne idéalisée.

Les analyses de ces deux ingénieurs agronomes sont pertinentes et utiles : elles montrent la complexité des enjeux actuels ainsi que l’ambivalence des liens entre les espaces urbains et leur périphérie rurale. Mais pour aboutir à ce constat éclairé, était-il nécessaire de caricaturer les seules expériences citoyennes tentant de prendre à bras le corps le problème de l’organisation du système agro-alimentaire ? D’autres travaux, que n’évoquent pas les deux auteurs, mettent en avant des conclusions plus nuancées et soulignent les potentialités des « circuits courts » pour l’émergence de pratiques agricoles durables (1).

La diversité des circuits courts

Selon les deux auteurs, la seule fonction utile des « circuits courts » serait de construire « une nouvelle relation culturelle entre la ville et le monde agricole », et de « renouer le lien social distendu entre agriculteurs et citadins ». Outre qu’on peut s’interroger sur la nature de cette supposée « relation culturelle », ramener les réflexions actuelles sur ces expériences à ce seul aspect paraît très simplificateur. Cette analyse méconnaît en effet la richesse et la diversité des expériences de systèmes alternatifs de distribution alimentaire. Le seul exemple empirique cité est celui des tomates produites à Londres, à partir duquel les auteurs montrent que les AMAP et les circuits courts aboutiraient à des aberrations écologiques et qu’il vaut finalement mieux importer les tomates d’Espagne.

Les systèmes alternatifs de distribution alimentaires sont en réalité très divers et complexes : on y trouve différentes formes de vente directe (farmers market, vente ou cueillette à la ferme), des associations entre producteurs et consommateurs (coopératives, Community Supported Agriculture – CSA, Associations pour le maintien de l’agriculture paysanne – Amap), des formes de production directe par des consommateurs (jardins communautaires ou scolaires), des structures et administrations communales ou territoriales d’approvisionnement et de distribution alimentaires (food policy councils, food security safety nests). Ce foisonnement d’expériences et d’initiatives s’inscrit par ailleurs dans le renouvellement actuel de la sociologie de la modernisation agricole. Il a suscité des travaux récents de qualité qui permettent de mieux les appréhender (2).

Des relations marchandes alternatives

Ces expériences ne peuvent s’analyser du seul point de vue technique, elles sont avant tout des formes politiques qui visent à redéfinir les relations marchandes. L’enjeu de ces multiples initiatives d’origine associative est de répondre au manque d’infrastructures de distribution de produits frais dans les quartiers défavorisés, d’interroger la construction de la qualité des produits, de mener une réflexion sur le droit à la nourriture et sur les formes de la démocratie locale à l’ère de la globalisation. Rappelons que l’expérience des Amap trouve ses racines dans le système des teikei japonais, né dans les années 1970 en réponse à la modernisation accélérée du pays et à la dégradation de la qualité des produits alimentaires. Ce système coopératif a ensuite essaimé dans les expériences communautaires des années 1970 en Allemagne avant de se développer en Amérique du Nord dans les années 1980 sous le nom de CSA (Community Supported Agriculture). En France, ce système est très récent puisqu’il n’est importé des États-Unis qu’en 2001. Aujourd’hui, près d’un millier d’Amap existerait dans l’Hexagone. Loin de se limiter à quelques cercles de la bourgeoisie urbaine parisienne, les Amap sont d’abord nées dans la région Paca où elles sont toujours les plus nombreuses. La sociologie des adhérents montre aussi qu’il s’agit de milieux sociaux disposant d’un niveau de diplôme et de qualification supérieur à la moyenne nationale, et que ce sont souvent des citadins qui ont gardé un lien fort avec la campagne, voire avec le monde agricole (3).

À l’inverse de ce que semblent penser les deux auteurs, les partisans des expériences de circuits courts ne les considèrent généralement pas comme des alternatives immédiatement viables pour tous, et susceptibles de remplacer à court terme le système de production/distribution/consommation dominant. Le chemin sera nécessairement long, complexe, et débattu. Ces expériences visent plutôt à contester le système de production et de distribution actuel, à l’amender, à le faire évoluer dans d’autres directions en montrant ses apories et ses faiblesses. Il s’agit plutôt, et plus modestement, de « nouvelles manières de définir les rapports entre producteurs et consommateurs susceptibles de remettre en cause des aspects essentiels de ce système comme les échanges à longue distance, l’homogénéisation des produits ou leur détachement des lieux et conditions de production » (4). L’ambition des partisans des « circuits courts » consiste ainsi davantage à définir des trajectoires inédites, originales, perturbatrices des dominations actuelles et des apories du système de production alimentaire.

Les questions que posent ces expériences sont finalement multiples et riches. Peuvent-elles transformer les rapports de pouvoir dans le système alimentaire global ? Sont-elles susceptibles d’introduire de nouvelles formes de citoyenneté et de démocratie ? Les processus de re-localisation de la production et de la consommation alimentaire revendiqués par ces systèmes sont-ils porteurs d’équité sociale ? Quelles modifications induisent-ils dans la relation entre sociétés et espaces naturels ? Face à l’industrialisation et à la standardisation croissante des produits sortant du système agroalimentaire, ces expériences sont-elles porteuses d’un processus de requalification des consommateurs ? S’il serait absurde d’idéaliser ces expériences, ou d’en faire des panacées indépassables, il l’est tout autant de les caricaturer au nom d’une supposé « utopie ». La question de l’autonomie alimentaire et la résistance à l’agro-business productiviste et mondialisé méritent mieux que la critique condescendante qu’on leur adresse parfois.

par François Larrige, 05-07-2010

Pour citer cet article :
François Jarrige, « Amalgames sur les Amap. Débat sur les systèmes agroalimentaires alternatifs », La Vie des idées, 5 juillet 2010. ISSN : 2105-3030. URL : http://www.laviedesidees.fr/Amalgames-sur-les-Amap.html

Notes

(1) Gilles Maréchal (dir.), Les circuits courts alimentaires : bien manger dans les territoires, Paris, Educagri, 2008.

(2) Citons notamment : Claire Lamine, Les AMAP : un nouveau pacte entre producteurs et consommateurs ? Gap, Y. Michel, 2008 ; Claire Lamine, Les intermittents du bio : pour une sociologie pragmatique des choix alimentaires émergents, Paris, Éd. de la Maison des sciences de l’homme, 2008 ; Claire Lamine et Stéphane Bellon (dir.), Transitions vers l’agriculture biologique : pratiques et accompagnements pour des systèmes innovants, Dijon-Versailles, Éducagri -Quae, 2009.

(3) La revue Silence a consacrée en 2008 un beau dossier à l’expérience des AMAP : « AMAP : dynamiques et limites », Silence, n°357, mai 2008.

(4) Voir un récent et excellent état des lieux de la littérature anglophone consacrée à ces questions : Christian Deverre et Claire Lamine, « Les systèmes agroalimentaires alternatifs. Une revue de travaux anglophones en sciences sociales », Économie rurale, n°317, mai-juin 2010, p. 57-73.

lundi, juin 28 2010

Appel à mobilisation !

Paysans devant l'assemblée nationale 29 juin au 1er juillet


‏Du 29 juin au 1er juillet, la Confédération paysanne s’installe à côté de l’Assemblée Nationale. 3 jours et 2 nuits pour rappeler la détresse actuelle des paysans.

Les crises s’enchainent et les revenus disparaissent. Les réponses politiques apportées ne correspondent pas aux besoins des paysans. Ce n’est pas la LMA en cours de vote au parlement qui prépare une nouvelle politique porteuse d’avenir. Ni le désengagement de l’Etat, ni la liquidation de la solidarité au profit des assurances privées, ni la contractualisation n’apportent de solution durable. Au niveau européen, le rapport du groupe d’experts de haut niveau dessine une perspective proche de la LMA pour la prochaine PAC, donc pas d’espoir pour les paysans.

Sur la ferme qui s’installera trois jours sur la place Edouard Herriot à Paris, les paysans vont demander des réponses immédiates à leur détresse actuelle et un changement radical de politique en abandonnant le libéralisme dicté par l’OMC. Il faut dès aujourd’hui écrire un projet basé sur le droit à la souveraineté alimentaire. La maîtrise et la répartition des volumes de production sont les moyens nécessaires pour assurer un droit au revenu pour tous les paysans et doivent être les clés de voûte des nouvelles politiques.

Pendant l’examen de la LMA à l’Assemblée Nationale les paysans manifesteront : ils ne veulent pas disparaitre. La Confédération paysanne vous invite à participer à ces journées auprès des paysans, à vous exprimer dans les débats, à porter auprès des parlementaires et des médias une parole citoyenne. Pour que les politiques changent, pour que les politiques entendent vos messages, rejoignez nous du 29 juin au 1er juillet à Paris.

Contacts : Philippe Collin, Porte parole : 06 76 41 07 18
André Bouchut, Secrétaire national : 06 73 39 58 99

Télécharger la présentation de l'évènement

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Le programme des trois jours

29 juin
11 h : conférence de presse
16 h : témoignages de paysans en difficulté et/ou en détresse
20 h : Débat public : les questions sociales en agriculture avec les syndicats de salariés
30 juin : journée avec les parlementaires français
10 h : Tribune avec des députés français
20 h : Débat avec nos partenaires sur l’avenir des politiques publiques en agriculture
1er juillet : journée avec les parlementaires européens
14 h : Tribune avec des députés européens

vendredi, juin 25 2010

Trois mois auprès du KPA !


Après un premier stage de quatre mois au siège de Frères des Hommes à Paris, Thibault Simonet est depuis début juin 2010 en Indonésie, à la rencontre de l’organisation KPA (Consortium pour la réforme agraire), partenaire de Mondialisons nos Solidarités.

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Découvrez son portrait en cliquant sur ce lien et partagez son expérience auprès des militants des organisations membres de KPA en visitant son blog !
Plus qu'un carnet de route, vous y trouverez des témoignages de paysans, des articles sur les activités que mène KPA à Jakarta et plus globalement sur les luttes paysannes et les problématiques agricoles en Indonésie, le tout illustré de nombreuses photos.

mercredi, juin 23 2010

La guerre des étals !


Dans cette parodie animée du film « La Guerre des Etoiles » de Georges Lucas, l'agriculture bio organise sa lutte contre l'agriculture intensive... Une rébellion hilarante contre le côté obscur de la ferme.

lundi, juin 21 2010

Communiqué en faveur des circuits courts


C'est dans le cadre du "Printemps pour une économie équitable" que Frères des Hommes souhaite relayer le communiqué de plusieurs organisations partenaires visant à défendre des regroupements de consommateurs et de petits producteurs qui sont soumis aujourd'hui à divers contrôles.

Le 16 Juin 2010

Les consommateurs-citoyens défendent l’avenir des paysans en soutenant les circuits courts !

Des magasins de paysans producteurs et transformateurs s’ouvrent dans les régions et proposent des produits en vente directe. D’autres consommateurs développent des comportements citoyens et s'éloignent de la consommation de masse en créant des réseaux qui permettent le maintien et l’installation d’agriculteurs sur le territoire respectant la charte de l'agriculture paysanne. Des liens de confiance se sont créés entre ces consommateurs et les paysans producteurs qui respectent les normes d’hygiène et de qualité de la législation française et assurent la traçabilité des aliments jusqu’à la livraison. Cette traçabilité est la garantie de la qualité et la conformité des produits. La confiance s’établit entre producteurs et consommateurs dans des relations commerciales tout à fait légales. Elles ont permis le maintien de paysans en France et la défense de leurs revenus en démontrant que les consommateurs souhaitent choisir eux-mêmes leur alimentation (mode de production, provenance et respect du savoir-faire). Les circuits courts en limitant les intermédiaires sont garants de la qualité de fraîcheur, gustative et nutritionnelle des aliments fournis par de petits producteurs.

Si, de plus, ces filières courtes respectent au maximum les principes d’une économie équitable (respect entre partenaires - producteurs, transformateurs, transporteurs, distributeurs, salariés, consommateurs, mais aussi de la nature), elles sont non seulement une alternative crédible à la grande distribution mais aussi participantes d’une transformation économique et sociale plus que nécessaire.

Nous, représentants d’organisations qui favorisent le rapprochement entre paysans et consommateurs, soutenons les producteurs et les citoyens engagés dans ces réseaux de proximité qui œuvrent au quotidien pour la défense d’une autre agriculture respectueuse de l’environnement et de ses acteurs !

Pour télécharger le communiqué en format pdf, cliquez ici
Action Consommation
Les Alterconsos
Les Amis de la Confédération Paysanne
Minga
Mouvement Inter-Régional des AMAP(MIRAMAP)
Nature et Progrès

vendredi, juin 18 2010

Des débats mouvants dans les AMAPs parisiennes

Un Coup de Pousse au débat !

Mercredi 9 juin – les amapiens de Coup de Pousse récupèrent leur panier de légumes au Centre socioculturel Espace Ardennes. Ils sont invités ensuite à participer à un « Débat mouvant » organisé par l’AMAP et Frères des Hommes dans le cadre de la campagne Mondialisons nos Solidarités.

Le débat mouvant ? Le principe est simple : une pièce divisée en 3 parties, les zones « d’accord », « pas d’accord » puis « neutre », un animateur qui pose des affirmations et des participants qui se placent selon leur opinion dans une des zones et qui argumentent chacun leur tour leur positionnement.

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Les amapiens ont débattu autour de 3 affirmations, formulées de façon à provoquer la controverse. L’une d’entre elles: « Faire partie d’une AMAP est un acte politique » n’a pas laissé les amapiens insensibles et les débats sont allés bon train. « Non ce n’est pas un acte politique, les AMAP restent de petits groupes de citoyens qui n’ont pas d’impact sur les politiques », commence Loïc, jeune volontaire à Concordia. « Mais bien sûr que si c’est un acte politique ! », répond Patrice Simon, amapien engagé et convaincu. « A travers notre consommation, nous pouvons faire pression sur les politiques et faire bouger les choses ! ». C’est après quelques minutes de débat qu’il y eut finalement consensus pour dire qu’au départ, faire partie d’une AMAP est avant tout un acte de consommation mais qu’au fur et à mesure, les amapiens prennent conscience d’agir par le biais de leur consommation et deviennent de plus en plus militant. L’AMAP est donc selon le groupe de Coup de Pousse une voie vers l’acte politique.
Et vous, vous en pensez quoi ?

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Une petite heure de débat suivie d’une présentation de la campagne Mondialisons nos Solidarités aura permis aux membres de l’AMAP d’échanger autour de différents sujets tel que les objectifs et défis des AMAPs, les paysans du Sud, l’agrobusiness ou encore la solidarité locale et la solidarité internationale comme moyens de développer les agricultures paysannes…

Les militants de Mondialisons nos Solidarités se rendront le mardi 22 juin pour mener le même type d’activité avec les membres de l’AMAP des Trognons de la Nation.

Amapiens, si vous voulez vous aussi organiser conjointement avec Frères des Hommes des animations lors des distributions ou d’évènements locaux auxquels vous participez, n’hésitez pas à nous contacter !

mercredi, juin 16 2010

La campagne Mondialisons nos Solidarités apporte de l'eau au Moulin !

Notre équipe de joyeux bénévoles de Mondialisons nos Solidarités s’est rendue le samedi 12 juin à la Ferme du Moulin de Cauffry, dans le sud de l’Oise, pour participer à la fête des AMAPs organisée par Emmanuel Crucifix, producteur bio qui fournit 7 AMAPs.

Un accueil chaleureux est réservé aux Amapiens et Amapiennes ainsi qu’à notre équipe de bénévoles, avec grillades, visite de la ferme, ateliers de cuisine et de maquillage pour les enfants…

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En fin d’après-midi, les élèves de l’école de cirque de Rosny-sous-Bois nous ont offert un spectacle de jonglage et d’acrobaties à couper le souffle, qui s’est terminé dans des éclats de rire lorsque certains élèves ont fini leur performance par un bain de boue !

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Dès son arrivée, l’équipe de bénévoles Mondialisons installe son stand et ses expositions – affichées sur une serre – afin de présenter la campagne Mondialisons nos Solidarités. L’une des expositions, "De leurs champs à nos assiettes" de Iuna Rolland, traite de l’agrobusiness. L’autre présente les activités de l'UGPM (Union des Groupements de Paysans de Méckhé) au Sénégal, organisation paysanne partenaire de Frères des Hommes.

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Les bénévoles invitent ensuite les visiteurs à prendre part au « Porteur de paroles », un jeu d’Education à la Solidarité et à la Citoyenneté. Il s’agit pour les participants de répondre à cette question, presque philosophique selon certains, « Selon vous, pouvons-nous tous manger de façon responsable ? » et d’inscrire les réponses sur de grands panneaux pour confronter les opinions et susciter le débat. Très vite, les langues se délient. Nombre des participants ont une conscience aiguë de ce qu’est la consommation responsable.

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C’est le cas d’Hervé, 49 ans, boulanger bio. Pour lui, « Consommer responsable, c’est d’abord manger local et des produits de saison. Mais c’est parfois très complexe ». En tant que boulanger bio, les produits qu’il utilise doivent être issus de l’agriculture biologique. « Mais ceux-ci ne sont pas toujours accessibles localement, dit-il. Les noisettes, par exemple, doivent être importées de Turquie et le sucre d’Amérique Latine car la France ne produit ni noisette ni sucre biologique ». Quel paradoxe ! Consommer responsable se heurte donc à de nombreux obstacles.

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Emilie est également une consommatrice avertie. Sensibilisée à l'alimentation bio par un proche, elle devient vite membre d’une AMAP et assure des permanences de distribution de légumes. Selon elle, consommer responsable c’est « essayer de connaître l'origine des produits que je consomme. Je lis les étiquettes, je me fie aux labels (AB, Ecocert). De plus, je me pose la question de ce dont j’ai vraiment besoin.» L’échange entre Marjorie, bénévole de Mondialisons nos Solidarités et Emilie semble avoir été fructueux ! Marjorie, travailleuse sociale intervenant depuis 10 ans auprès des personnes en grande difficulté via l’apprentissage et la formation, a été ravie de cette journée d’échanges. Tout comme les autres bénévoles de Mondialisons.

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Les Amapiens et visiteurs se sont montrés intéressés par la campagne Mondialisons nos Solidarités qui permet de tisser un réseau entre consommateurs, producteurs, citoyens « responsables » du Nord et du Sud et qui propose notamment à des AMAPs des outils d’information et de sensibilisation sur les enjeux des agricultures paysannes dans le monde. Anne Dobrzynski, présidente de l’AMAP de Rosny-sous-Bois souligne que la création de tels liens entre les pays du Nord et du Sud est indispensable dans un tel contexte de désordre global. Elle ajoute que les membres de son AMAP pourraient tout à fait participer à un tel projet. La liste des personnes intéressées par Mondialisons nos Solidarités s’agrandit…Cette fête a été une excellente manière d’entrer en contact et établir un dialogue avec des personnes sensibles aux enjeux globaux de l’agriculture paysanne et de l’alimentation saine ! Merci Emmanuel !

Anna Postel, militante de Frères des Hommes

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Bastien et Marjorie, deux bénévoles de Mondialisons nos Solidarités

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La fête bat son plein à la ferme du Moulin

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Emmanuel fait visiter sa ferme et révèle quelques secrets d'agriculteur biologique

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mardi, juin 15 2010

Haïti - Plus de 10 000 paysans manifestent contre le "don" de Monsanto


Le 4 juin 2010 dernier à Hinche, sur le Haut Plateau Central, une manifestation organisée par le Mouvman Payizan Papay (MPP), partenaire de Frères des Hommes et de la campagne Mondialisons nos Solidarités, a réuni entre 8 000 et 20 000 paysans haïtiens pour protester contre Monsanto et le gouvernement.

Les paysans protestaient contre le « don » par Monsanto de près de 500 tonnes de semences hybrides, qui menacent la souveraineté alimentaire et la biodiversité du pays. Cette manifestation a fait l’objet d’une large couverture médiatique. Voici quelques articles et vidéos sur la manifestation. En bas de page également, quelques photos de la manifestation.

  • Une vidéo d’Al Jazeera (en anglais) sur le programme de distribution de semences hybrides par Monsanto et encouragé par le gouvernement, ainsi que la réaction des paysans qui luttent pour la souveraineté alimentaire.



  • Quelques images de la manifestation et une interview d’un agronome du MPP



  • La Confédération paysanne a publié le 3 juin 2010 un communiqué de presse "Monsanto, le second séisme de Haïti" pour condamner l’action de Monsanto en Haïti et apporter son soutien au MPP, organisateur de la manifestation.
  • Médiapart a publié le 29 mai 2010 un article qui souligne la remise en cause de l’autonomie alimentaire par la distribution de semences non reproductibles et qui pose la question Faut-il brûler Monsanto ?
  • Le journal Haïti libre donnait le 5 juin 2010 la parole à Jean-Baptiste Chavannes, coordinateur du MPP, qui souligne que les dons de Monsanto constituent « une attaque contre l’agriculture paysanne, contre les fermiers, contre la biodiversité, contre les semences locales, contre ce qui reste de notre environnement en Haïti ... Nous devons nous battre pour nos semences locales. »
  • 20 minutes a publié un article le 7 juin 2010 : Haïti selon Monsanto
  • De notre volontaire David Millet sur place, quelques images de la manifestation :


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lundi, juin 7 2010

Tous chez Emmanuel Crucifix !


L'équipe de Mondialisons nos solidarités sera à la ferme d’Emmanuel Crucifix, producteur bio qui fournit 7 AMAPs (Association pour le Développement de l’Agriculture Paysanne) le 12 juin prochain !

Le lieu de rendez-vous ? 6 rue du Moulin à Cauffry ! (vous trouverez le plan et les indications pour s'y rendre ci-dessous)

Emmanuel organise chaque année une fête à la ferme qui réunit assos, amapiens, villageois, amis perso etc. Environ 300 personnes sont attendues ce jour là. Les activités commencent vers 14h et se terminent vers 18h. Le soir, un méchoui est organisé, et une ambiance festive est garantie. Sur la journée, des artistes de rue seront présents, des groupes de musiques etc.

Dans le cadre de cette journée, nous avons besoin de bénévoles afin de mener des activités d’Education au développement.

Si vous êtes intéressés pour participer à cet évènement et, à titre perso, pour pratiquer ou expérimenter ce type d’outils...
Si vous êtes intéressés par les questions d’agriculture paysanne et de consommation responsable...
Si vous êtes intéressés, tout simplement, pour passer un petit moment sympathoche à la Campagne ;) …
.............................contactez Fanny Blanchard : f.blanchard@fdh.org..........................


Comment se rendre chez Emmanuel ?

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A pied, de la Gare de Liancourt-Rantigny (1km) :
Prendre la direction sud sur Place de la Gare vers Avenue de la Gare Tourner à gauche sur Route de Mouy/D137 Tourner à droite sur Rue du 1er Septembre Tourner à gauche sur Rue du Moulin La ferme se trouve sur la droite, au numéro 6.

Infos sur les trains jusqu'à la gare de Liancourt-Rantigny :
Gare du Nord / Gare de Liancourt
Départ : 11h37 / Arrivée : 12h20
Départ : 13h37 / Arrivée : 14h22

Et pour retourner sur Paris
Gare de Liancourt / Gare du Nord
Départ : 16h23 / Arrivée : 17h08
Départ : 19h26 / Arrivée : 20h11

mardi, juin 1 2010

Quelques évènements Mondialisons en images !


Journée Mondialisons, le 8 mai, à la ferme du pré de l’Epinoche, à Verdelot (77)


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Autour d’un bissap et du stand Mondialisons, les amapiens se rencontrent et viennent à notre rencontre. Des fiches sur les projets des organisations partenaires de Frères des Hommes sont distribuées et de nombreux amapiens s’inscrivent à la newsletter Mondialisons nos Solidarités.

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Ouverture officielle des activités ! Jean Pacheco (le producteur), Dorianne Herrera (présidente de l’association Secondes Nature), Fanny Blanchard (FdH) et Bénédicte Roget (FdH) présentent aux amapiens et amapiennes les activités et objectifs de la journée. Ndiakhate Fall (secrétaire général de l’Union des Groupements de Paysans de Méckhé) présente son association et les activités mises en place par les paysans sénégalais. De nombreuses convergences avec les problématiques au Nord ressortent : exode rural, emploi des jeunes, accès à la terre...

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Après une présentation de la Campagne Mondialisons nos Solidarités, les débats s’orientent sur les enjeux de l’agriculture paysanne et l’importance de créer du lien entre le Nord et le Sud. Sur tout le long du bâtiment principal de la ferme, 3 expositions sont présentées : activités de l’UGPM au Sénégal, du MPP en Haïti et l’exposition «De leurs champs à nos assiettes» de Iuna Roland, participante d’Hemispheres avril 2009, qui retrace les impacts catastrophiques de l’agrobusiness.

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Les bénévoles Mondialisons proposent aux enfants des amapiens des jeux d’éducation à l’environnement. Le principe du jeu : les enfants sont munis d’étiquettes correspondant à la durée de vie des déchets et doivent découvrir quelle étiquette correspond à quel déchet.


Journée Mondialisons, le 9 mai, à la ferme de Cravent (78)


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A la ferme d’Agnès Carlier et Richard Capitaine, les amapiens de Vaucresson et de la Boucle sont au rendez-vous. Comme la veille, expos et stand Mondialisons cherchent à informer les amapiens sur les projets des organisations paysannes du Sud que Frères des Hommes soutient.

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L’équipe de salariés et bénévoles de Mondialisons mènent un atelier porteur de paroles autour de la question : «Pour vous, être engagé (e)pour le développement des agricultures paysannes, c’est ...». Les débats vont bon train, alimentés par les animateurs de l’ateliers et par les réponses des participants.

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Après un repas partagé, Ndiakhate présente l’UGPM et les défis à relever pour permettre aux producteurs sénégalais de vivre de l’agriculture. Les amapiens sont très intéressés et certains proposent même d’organiser un voyage solidaire pour aller à la rencontre des membres de l’UGPM et favoriser les échanges entre militants des deux hémisphères.

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Après les activités, visite de la ferme ! Agnès nous présente les légumes qui se retrouveront bientôt dans les paniers des amapiens.


La fête des AMAP d’Ile de France, 30 mai, au bord du canal de l’Ourcq


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Dimanche 30 mai, salariés et bénévoles de Frères des Hommes sont au rendez-vous sur les bords du canal de l’Ourcq pour participer à la Fête organisée par le réseau AMAP Ile de France. C’est l’occasion d’échanger avec de nombreux amapiens, de présenter plus en détails la campagne Mondialisons nos Solidarités et de renforcer les liens et partenariats mis en place avec les AMAP depuis plusieurs mois.

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L’atelier porteur de paroles fait fureur. Les échanges autour de la question «Selon vous, pouvons nous tous manger de façon responsable ?» sont intenses. Même le président de l’association, Luc Michelon, prête main forte à l’équipe pour afficher les réponses des participants !

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Pour finir, voici la photo gagnante de la journée. Notez que le 30 mai, c'était aussi la Fête des Mamans !

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